z198. Photos auto-stop au Viêt-Nam

Me voilà depuis maintenant plus de 3 semaines au Viêt-nam, un pays à la fois passionnant pour la richesse de son histoire et sa culture mais aussi par moment quelque peu fatiguant du fait de l’insistance des vendeurs de rue locaux et d’une trop fréquente volonté « d’arnaquer » les visiteurs étrangers.

 

Comme d’habitude, c’est bien entendu en stop que je me suis déplaçé à travers ce pays et que j’ai parcouru les 1700 Kms séparant Hô Chi Minh city (ex-Saigon), capitale économique et ville la plus peuplée, de Hanoi, capitale administrative.

 

Fait rare, un journaliste local m’a demandé s’il lui était possible de faire du stop à mes côtés afin d’écrire un article et de mieux faire connaître mon activité favorite et mon aventure. Voyageant généralement seul mais ne voyant pas d’inconvénient à avoir une personne locale à mes côtés, j’ai accepté la demande et parcouru les 900 Kms séparant Ho chi minh city à la petite ville de Hoi an avec ce journaliste. Qui dit journaliste, dit photographies. Grâce à Lan Pham, je peux vous faire parvenir ci-dessous quelques photos prises en situation, le genre de photos que je ne peux jamais prendre seul bien entendu.

 

Faire du stop au Viêt-nam n’est pas toujours chose évidente. La première raison à cela est que le concept même de prendre une personne étrangère (non connue) dans sa voiture, d’autant plus gratuitement, n’existe pas. Il faut donc expliquer ce concept. Mais voilà, pour expliquer, mieux vaut parler la langue et mon niveau de Vietnamien se résume à « bonjour« , « merci« , « je m’appelle Ludovic » et « au revoir« . Autant dire que mon vocabulaire n’est pas suffisant pour expliquer clairement un concept inconnu. Pour remedier à cela, j’ai fait faire par des amis une traduction des phrases suivantes « Bonjour. Je m’appelle Ludovic. Je suis Français. J’ai 29 ans. Depuis le 1er janvier 2003, je fais le tour du monde en stop. Mon challenge consiste à faire le tour du monde en utilisant uniquement des voitures, camions et bateaux (pas de bus, taxi ou avion). Je souhaite me rendre aujourd’hui à ……. (je remplis le vide avec un marqueur et change la destination étape par étape). Allez-vous par hasard dans cette direction ? Serait-il possible de venir avec vous pour un bout de chemin ? Je vous remercie beaucoup. » Ce papier que j’ai fait plastifier s’est averé très utile comme ce fut le cas dans d’autres pays tels la Thaïlande, le Laos ou encore le Cambodge. Photo ci-dessous avec certains de ces papiers.

 

 

A côté de cela, j’ai eu la chance de paraître dans plusieurs journaux locaux, la lecture de ces articles aidant les conducteurs à mieux comprendre les objectifs et fondements de l’aventure.

 

Montrer ces documents m’aide donc dans mon entreprise. Cependant, un autre problème se pose. Le Viêt-nam ne possède quasiment pas de grandes stations service où les voitures et camions s’arrêtent pour faire leur plein d’essence et d’énergie. Ces points de ravitaillements sont en fait de petites stations présentes tout au long du chemin et rester dans l’une d’entre elle n’aurait aucun sens puisque les arrêts sont très rares. C’est donc au bord de la route que j’ai dû faire du stop la plupart du temps.

Photo ci-dessous au bord de la route à tenter d’arrêter une voiture.

 

 

et à un péage…

 

 

 

Photos ci-dessous dans une station considérée comme grande au Viêt-nam :

 

 

Le concept du stop étant inconnu, les conducteurs de voitures ou de camions ne s’arrêtent donc généralement pas et me regardent souvent avec un air surpris pour ne pas dire curieux. Ceux qui s’arrêtent par contre sont les taxis, bus et petites moto-taxis. « You, where you going ? » ou « motorbike ? » aiment à répéter les conducteurs…L’une des « difficultés » du stop au Viêt-nam est donc d’avoir sans cesse des gens s’arrêtant devant soi mais jamais les personnes que l’on souhaite…et croyez-moi, ces personnes ne veulent pas comprendre un refus et aiment insister…et quand l’un s’en va, un autre arrive.

 

Une fois dans une voiture ou un camion, les conditions pour la communication sont meilleures. Je peux alors montrer photos et articles permettant aux personnes dans la voiture de comprendre mon aventure. Lorsque j’ai un peu de chance, le local parlera quelques mots d’Anglais et la conversation sera alors moins superficielle. Je ne vous cacherai pas cependant que mon expérience d’auto-stop au Viêt-nam s’est parfois averée bien frustrante pour cause de barrière linguistique.

Quelques photos ci-dessous prises dans des voitures ou camions.

 

 

 

 

Départ demain matin pour plus de 3000 kms de stop jusqu’à Pekin en Chine. Mes parents vont venir me rejoindre quelques jours et notamment passer le nouvel an en ma compagnie. Un grand bonheur.

 

Je vous tiendrai au courant dans un prochain article de comment se passe le stop dans le troisième plus grand pays au monde…

 

Je profite de ce moment pour souhaiter à tous les lecteurs qui suivent mon aventure depuis 4 ans (et ceux qui ont pris le suivi en cours de route) d’excellentes fêtes de fin d’années.

 

A bientôt