z197. Expériences diverses : Cambodge

Après 2 semaines passées au Laos, je rejoins le Cambodge, l’autre pays souvent considéré comme « l’Afrique de l’Asie ». Un pays souffrant d’un important retard au niveau économique mais qui progressivement amorçe son développement grâce au dynamisme des autres pays l’entourant et à l’aide de nombreuses ONGs améliorant considérablement les infrastructures du pays ainsi que l’accès à l’éducation. Cependant, le Cambodge n’a toujours pas récupéré des sombres années « Khmers rouge » lors desquelles quelques 3 millions d’individus furent executés (notamment ceux ayant reçu une éducation) dans ce qui sera reconnu comme l’un des pires génocides que l’humanité a dû affronter. La corruption est partout et atteint des niveaux records, les routes sont dans un état catastrophique et le niveau d’éducation est très très faible…Bref, le chemin à parcourir est encore bien long…

 

Au Cambodge, les principaux adversaires de l’auto-stoppeur que je suis sont avant tout la chaleur (lourde et humide) et la poussière. Cela faisait plus de 3 ans et mon séjour Africain que je n’avais pas vu autant de poussière dans les airs, nombre de mes vêtements ont d’ailleurs changé de couleur. Cela mis à part, les difficultés du stop dans ce pays sont les mêmes qu’au Laos à savoir un traffic assez faible, une connaissance de l’auto-stop quasi inexistante et une barrière linguistique problèmatique. J’ai tout de même pu me débrouiller pour traverser ce pays en stop principallement grâce à des camions roulant à moins de 30 Km/h. Afin de me faire comprendre, j’ai fait traduire à la frontière une feuille expliquant en Khmer mon aventure et me présentant brièvement, elle fut bien pratique.

 

Ci-dessous, je vous propose un résumé en photos de mes 10 jours au Cambodge.

 

Tuol Sleng – Killing fields

 

Quelconque voyageur au coeur solide se rendant au Cambodge et souhaitant comprendre un minimum ce pays se doit de se rendre à Tuol Sleng, mieux connu sous le nom de S-21, le lieu de torture utilisé par les Khmers Rouge entre 1975 et 1979 devenu musée du génocide et lieu de recueillement. Durant mon tour du monde et dans ma vie, je me suis rendu dans un certain nombre de musées difficiles (musée de l’île de Gorée au Sénégal, musée de l’holocaust aux Etats-Unis, camps de concentration, musée de l’esclavage à Washington DC…). Chacun de ces musées m’a profondément marqué mais peut-être que celui-ci fut encore un cran au-dessus tant l’inhumanité et l’atrocité de ce qui fut pratiqué pouvait se ressentir.

Ci-dessous, quelques photos de victimes prises avant d’aller à la torture. Les yeux de ces victimes parleront mieux que de longs discours. J’ai volontairement souhaité éviter les images difficiles à voir mais croyez-moi qu’il y en avait un certain nombre. Photo également de la façade du S-21.

 

 

 

Après la visite du musée, je me suis rendu aux « killing fields of Choeung Ek« , lieu d’execution des prisonniers. ci-dessous, le monument réalisé à la mémoire des nombreuses victimes du génocide.

 

 

Enfants de la décharge et ONG PSE « Pour un sourire d’enfant« 

 

Avant mon départ pour mon tour du monde le 1er janvier 2003, j’avais lu un reportage sur une ONG Française appelée « Pour un sourire d’enfant » (aussi appelée PSE) basée dans la capitale Cambodgienne Phnom Penh et s’occupant de milliers d’enfants passant leurs journées et leurs nuits dans l’immense décharge publique de la ville. J’avais donc écrit un email en 2002 à un responsable sur place demandant si je pouvais visiter leur organisation une fois sur place. « Bien sûr » m’avait-on répondu. « Dès que tu arrives, tu nous rends visite et on te fera faire un tour du centre« . 4 ans plus tard, je suis allé rendre visite à PSE et inutile de vous dire que j’ai été fortement impressionné par cette organisation. L’histoire de cette ONG est avant tout l’histoire de Christian et Marie-France des Pallières, un couple parents de 4 enfants revenant d’un tour du monde et révoltés à la vision de milliers d’enfants se nourrissant de déchets et dormant au milieu de sacs plastics récuperés. Décidés à aider un maximum d’entre eux, ils décident alors d’habiter sur place et de créer une association permettant à ces enfants de se nourrir correctement, de se laver, de se soigner, parfois de se loger mais aussi de s’éduquer et d’apprendre un futur métier (7 types de métiers sont enseignés). 11 ans après leur arrivée à Phnom Penh, Christian et Marie-France des Pallières ont crée un impressionnant centre qui ne cesse de s’aggrandir jour après jour et de donner le sourire et l’espoir d’un avenir meilleur à près de 4.000 enfants !!! Leur centre s’est vu décerné le prix des droits de l’homme en 2001 et Mr Des Pallières passe aujourd’hui 4 mois de l’année en France à la recherche de sponsors et les 8 autres avec ses petits protégés.

 

Ci-dessous, quelques photos prises sur place. La visite des locaux fut réalisée par une jeune fille présente au centre depuis 8 ans qui parle aujourd’hui Français et Anglais couramment avec des rêves plein la tête. 8 ans plus tôt, cette jeune fille triait les ordures entre seringues et sacs plastiques !!! (à gauche sur la photo)

 

 

Les photos ci-dessous ne représentent qu’une toute petite partie du centre qui est aujourd’hui très grand.

 

 

Photo ci-dessous lors de la présentation de mon aventure aux plus de 17 ans. A droite, ces mêmes étudiants célèbrent le baisser du drapeau.

 

 

Ci-dessous, quelques photos prises à la décharge. Bien sûr, l’ONG PSE ne peut pour le moment s’occuper de tous les enfants de la décharge mais en prend en charge un peu plus chaque jour.

 

 

 

Rencontre avec Sophea, filleule de ma maman

 

Depuis maintenant près de 5 ans, ma maman sponsorise depuis la France une petite fille Cambodgienne prénomée Sophea. Cette petite fille de 13 ans envoie, via l’ONG Partage, une photo d’elle tous les ans et tente de s’exprimer en Français. Etant de passage dans son pays, je souhaitais la rencontrer ce qui fut chose faite ces derniers jours. La communication ne fut pas facile mais ce fut très sympa de rencontrer cette petite qui étudie dans une école à 3 heures de la capitale. Lors de mon passage dans son école, j’en ai profité pour donner une petite conférence et partager mon aventure. La vision des photos des animaux du monde a particulièrement retenu l’attention de nombre d’entre eux.

Ci-dessous, la photo de Sophea…

 

 

…et de ses camarades de classe à l’issue de ma présentation.

 

 

Les temples d’Angkor

 

Incontournable visite, les temples d’Angkor sont sans aucun doute les monuments les plus visités d’Asie du Sud-Est. Construits aux alentours de 1200, ces temples faisant la fierté du peuple Cambodgien reflètent l’ancienne gloire de l’empire Khmer qui s’étendait du Viêt-nam à la Birmanie. La beauté et la grandeur de ces temples sont très impressionnants. Passer une semaine complète à visiter ces temples ne serait sans doute pas de trop mais je n’y ai passé personellement que 2 jours. 2 jours d’emerveillements constants. Quelques photos d’Angkor Wat ci-dessous au lever du soleil puis pendant la journée.

 

 

Et les temples de Ta Prohm où la nature et les temples se livrent un match acharné…Impressionnant…

 

 

Arraignées

 

L’Asie du Sud-Est m’aura montré tous ses visages au niveau de la nourriture. Si de nombreuses spécialités m’ont beaucoup plu, j’ai également pu m’essayer à des spécialités beaucoup moins à mon goût. Les sauterelles et crickets ne m’avaient pas enthousiasmé en Thailande, les cafards m’avaient dégoûtés à la frontière Birmane, le serpent m’avait plutôt plu au Laos, les mygales Cambodgiennes m’ont quant à elles fortement repoussées mais j’avais promis d’y goûter.

 

Ci-dessous la vente de mygales au marché de Phnom Penh aux côtés d’autres insectes tout aussi peu appétissants…

 

 

Ma réaction en photos ci-dessous. Ces photos parleront mieux que de longs discours…

 

 

Etant donné que la personne qui m’avait emmené au marché avait acheté une bonne dizaine de mygales et que je ne pouvais en avaler plus d’une, j’ai donné au gardien de l’immeuble toutes les autres mygales. « super, merci beaucoup, je suis très heureux, j’aime beaucoup cela » répondra t-il…Comme quoi les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas…La preuve en photo…

 

 

Bon appétit ! A bientôt