z181. Australie : La folie Backpacker

Ils sont souvent Allemands, Suisses, Hollandais, Anglais ou Français, parfois Scandinaves, Italiens ou encore Américains, ont généralement entre 18 et 25 ans, ont décidé de prendre une année sabbatique au milieu de leurs études afin d’améliorer leur Anglais, de sortir de leur cadre pour découvrir un petit peu du monde les entourant, ou tout simplement pour mieux se connaître eux-mêmes ; il sont appelés les « backpackers« , un type de voyageur en plein essor à travers le monde, notamment en Australie.

 

Baladez-vous quelques minutes dans les rues de n’importe quelle ville Australienne ayant quelconque intérêt touristique et vous verrez, à moins d’une myopie considérable, le mot « Backpacker » écrit un peu partout, que ce soit sur les murs des auberges de jeunesse, dans les cafés Internet ou dans les bars de la ville. « Backpacker« , un mot intraduisible en Français se rapportant au sac à dos, meilleur ami du voyageur en quête de découvertes.

 

Accompagné d’un sac à dos, d’un guide de voyage (souvent Lonely Planet, d’origine Australienne), de quelques économies et d’une soif de découvrir, le « backpacker » avale les nombreux kilomètres du territoire Australien, parfois en bus, parfois en avion, plus souvent en s’associant avec d’autres pour acheter un van d’occasion qui pourra également servir pour le logement. Ci-dessous une compilation de photos du type de voiture que de nombreux « backpackers » s’arrachent (prix allant généralement de 500 à 7000 Euros selon la qualité du véhicule).

 

 

Ci-dessous, une autre d’un des nombreux panneaux d’affichage où certains vendent leurs véhicules et d’autres cherchent à intégrer une voiture contre une participation aux frais.

 

 

Dans un pays comme l’Australie, tout ou presque est prévu pour le « Backpacker ». Les agences offrant toutes sortes de tours avec guides sont omniprésentes à travers les villes touristiques du type Cairns, Darwin ou Sydney, des navettes pour l’aéroport sont organisées et les auberges de jeunesse sont un peu partout. Dans celles-ci, le backpacker retrouvera son semblable dans une agréable ambiance internationale (Européenne devrais-je dire !!!)…

 

Ci-dessous, un des nombreux endroits où sont proposés toutes sortes de tours guidés…

 

 

Les auberges de jeunesse proposent des logements peu chers dans des dortoirs et mettent à disposition des cuisines permettant à ces jeunes voyageurs de mettre à contribution leurs talents culinaires (qui se résument souvent à des noodles et autres soupes). Ci-dessous, une compilation de photos prises dans l’une d’entre elles…

 

 

Le backpacker n’a en général pas beaucoup d’argent et cherchera à économiser sur tout, sauf la bière qui, elle, coule tous les jours à flots dans les bars entourant les auberges de jeunesse. Afin de remplir quelque peu le portefeuille, nombre de ces voyageurs optent pour la solution « working holiday visa », un visa délivré par le gouvernement Australien, autorisant le backpacker à travailler pendant une période allant jusqu’à un an. Ainsi, par période de quelques semaines, le backpacker pourra faire toutes sortes de travail, allant du « fruit picking » (collecte des fruits sur les arbres) à serveur, en passant par les vendanges ou diverses activités dans une ferme.

 

La collecte de fruits est devenue en Australie une véritable institution, une sorte de passage obligé pour le backpacker moyen. Si l’on en croit Andrew, fermier m’ayant pris en stop sur une route Australienne « c’est une excellente aubaine pour nous d’avoir ces jeunes du monde entier qui travaillent dur, les Australiens ne veulent pas faire ce genre de travail et cela nous aide beaucoup ». Cela aide tellement que l’immigration récompense les « fruit pickers » par une reconduction du Visa pour une deuxième année sous certaines conditions. Autre système en vogue chez les backpackers, le WWOOF (Willing workers on organic farms), un système offrant nourriture, logement et divertissement contre 4 heures de travail par jour dans une ferme organique. Les possibilités ne manquent pas…

 

Pour ma part, ma façon de voyager est bien distincte de celle-ci et mes objectifs bien différents car je reste 95% de mon temps avec des locaux et reste souvent « hors des sentiers battus ». Cependant, je trouve très positif le fait de voir des jeunes de milieux sociaux et pays différents se retrouver à faire la cuisine ensemble, à pratiquer des langues étrangères, à découvrir ensemble les merveilles naturelles qu’offre notre planète ou encore à ramasser des pommes ou des bananes dans la bonne humeur. Des expériences qui permettent l’ouverture d’esprit et forment la personnalité.

 


 

Quelques nouvelles récentes sur mon périple, pour conclure ce petit article. Ne connaissant personne dans la ville de Darwin au nord de l’Australie et devant chercher un bateau pour rejoindre l’Indonésie, j’ai décidé de me rendre dans toutes les auberges de la ville afin de proposer 2 heures de travail quotidien contre un lit gratuit. Après 7-8 refus, j’ai finalement trouvé mon bonheur et travaille aujourd’hui en tant qu’homme de ménage de 10h à 12h contre un lit gratuit. L’après-midi, je laisse ma serpillière et mon balai pour me transformer en bateau-stoppeur. Comme j’ai pu le faire lors de mes précédentes recherches de bateaux, je me rends dans les marinas et cherche des voiliers en partance pour l’Asie. Je contacte également les bateaux de marchandises et les bateaux transportant vaches ou poissons. Le bateau-stop s’est jusqu’à maintenant avéré très difficile car la saison des cyclones ne se termine qu’en ce moment et les voiliers ne pouvaient jusqu’à ces derniers jours se permettre de partir au large…

 

Une photo satellite du cyclone Monica qui était bien prêt de complètement détruire la ville de Darwin la semaine dernière. Les vents dépassaient les 350 Km/h (record Australien) et la ville était pendant plusieurs jours en état d’alerte…Forte heureusement, la destruction de la ville a été évitée de peu…

 

 

A bientôt