z174. Le bout du monde

J’avais environ 9 ans lorsque je regardais pour la première fois mon globe offert par le père Noël et me posais la question « Quel est le pays situé à l’autre extrémité du globe par rapport à l’Europe ? ». Après quelques secondes d’hésitation, un doigt posé sur la France et ma tête penchée de l’autre côté, mon autre doigt s’est finalement posé sur la Nouvelle-Zélande, un pays composé de 2 îles et situé à quelques 2.000 Kms à l’Est de l’Australie.

 

« Un jour, j’irai là-bas » je me disais sans bien savoir ce qui m’attendrait à l’autre bout du monde. Quelques 19 ans plus tard, débarqué du Venus, ce catamaran m’ayant emmené depuis Panama et sur lequel j’ai passé 4 mois des plus agréables mais aussi des plus mouvementés (lire article sur les accidents de parcours dans le Pacifique), je découvre enfin la Nouvelle-Zélande.

 

Ce pays a un côté mythique. Outre sa position géographique éloignée, nombreux sont ceux qui l’associent à ces puissants All blacks, effrayant leurs adversaires à chaque début de match de Rugby avec leur célèbre Haka … ou bien au Kiwi, cet oiseau qui ne peut pas voler, en voie de disparition, emblème de la Nouvelle-Zélande (voir photo trouvée sur Internet, j’ai personnellement pu en voir dans une réserve mais les photos étaient interdites vu que le Kiwi est un animal vivant la nuit et n’aimant pas les flashs).

Le célèbre Haka Néo-Zélandais (photo prise sur Internet)

 

 

Le Kiwi

 

 

 

Le nom de Kiwi donné aux habitants Néo-Zélandais n’est pas uniquement dû à l’animal mais aussi au fruit, mieux connu en Europe, qui fut importé de Chine au début du 20ème siècle sous le nom de « Yang-tao » et qui fut rebaptisé « kiwi fruit » ou « Chinese Gooseberry »

 

Pour votre information, le nom Nouvelle-Zélande vient de Nieuw Zeeland. Zeeland étant une province hollandaise et Abel Tasman, d’origine Néerlandaise, étant le premier Européen à avoir mis le pied sur cette terre. C’est cependant bien les Anglais qui ont réussi à coloniser et à imposer leur culture par la suite. Cliquez ici pour davantage de détails sur l’histoire de la Nouvelle-Zélande. Le nom Maori d’origine est Aotearoa (pays du long nuage blanc).

 

Cette culture Anglaise est d’ailleurs omniprésente aujourd’hui, tant dans l’architecture que dans le style de vie de nombreux de ses habitants.

 

La Nouvelle-Zélande est un pays très touristique. Baladez-vous aux 4 coins de ces 2 îles, vous y entendrez régulièrement parler allemand, suédois, français, espagnol, japonais, portugais (de nombreux Brésiliens !) ou encore anglais avec divers accents. Ce tourisme a certes un impact non négligeable sur l’économie du pays mais aussi sur l’ouverture d’esprit de ses habitants. J’ai personnellement était agréablement surpris de la conscience mondiale et de la volonté de connaître le monde de nombreux locaux. Le stop fut d’ailleurs sans doute plus facile ici que dans les autres pays occidentaux, notamment l’Europe et les Etats-Unis.

 

Si tourisme il y a, ce n’est sans doute pas tant pour la culture mais plutôt pour ses paysages et activités sportives proposées. La Nouvelle-Zélande offre à ses visiteurs des décors somptueux avec des infrastructures touristiques très développées. Un petit tour de la Nouvelle-Zélande en photos via une compilation de superbes endroits visités.

 

 

Séjour dans une famille Maori

 

N’étant personnellement pas véritablement un adepte des circuits touristiques, j’ai cherché autant que possible à sortir des sentiers battus et rencontrer les locaux. Parmi ces locaux, j’ai eu le plaisir de vivre l’espace de quelques jours dans une famille Maori, peuple indigène de Nouvelle-Zélande constituant quelque 15% de la population locale (8% étant considérés comme pur-sang). Ces chiffres sont souvent discutés et remis en cause, la question étant « faut-il se considérer Maori avec 1/32ème ou moins de sang Maori ? »…Une question identitaire très présente chez de nombreuses personnes…

 

Le peuple Maori, à l’image de la plupart des peuples racines à travers la planète, se bat pour garder son identité, sa culture et ses traditions face à la modernisation et à l’uniformisation des sociétés. Considérée comme la colonne vertébrale de la culture, la langue Maori a connu ces dernières années un nouvel essor, et de nombreux jeunes Maoris sont désormais obligés d’apprendre cette langue millénaire même si l’Anglais est la langue qui prédomine.

 

Si le Maori moyen vit aujourd’hui de façon très semblable à ses compères de descendance Européenne, il cherche cependant à défendre ses différences, importantes différences selon nombre d’entre eux. Parmi celles-ci, citons son importante spiritualité, son attachement à ses ancêtres (la famille m’ayant accueilli avait un enfant de 11 ans capable de donner le nom de ses ancêtres en remontant 7 générations), sa relation particulière avec Mère Nature, ses forts liens familiaux, ou encore certaines traditions (ne pas toucher la tête d’un enfant car celle-ci est sacrée, ne pas siffler le soir car c’est un appel aux esprits, ne pas parler de spiritualité ou de généalogie lorsqu’on a bu de l’alcool, ne jamais apporter de la nourriture dans les chambres, etc…).

 

Pour davantage de détails sur la culture Maori, le site Internet de référence est www.maori.org.nz (la webmaster fut mon hôte) en langue Anglaise et Maori, ou vous pourrez trouver des informations en langue Française sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maori

 

Ci-dessous, photo de tatouages d’une personne Maori m’ayant pris en stop. Ces tatouages représentent la généalogie de son épouse et de sa propre descendance…

 

 

Départ pour l’Australie

 

Etant donné que le Venus, catamaran m’ayant emmené depuis Panama, ne va pas plus loin que la Nouvelle-Zélande, il m’a fallu chercher un nouveau bateau pour rejoindre l’Australie. Après 3 semaines de recherche depuis la ville d’Auckland (voir photo) et sachant que la saison actuelle n’est pas propice pour un départ des voiliers (le meilleur moment est Avril voire Mai), c’est en « bateau de marchandises -stop » que je rejoindrai le pays des Kangourous. Les nombreuses restrictions pour cause de sécurité ont rendu cette recherche très complexe, bien plus que ce que j’imaginais au départ, mais la persévérance a fini par payer. Départ le 2 février, arrivée à Brisbane prévue le 10 février. Ma tournée de conférences Australienne débutera le 14 février à Canberra, la capitale Australienne.

 

Pour terminer, quelques photos d’Auckland, ville dans laquelle je suis actuellement, où habitent environ 1/3 des 4 millions de Néo-Zélandais, et photo d’un policier sympa m’ayant pris en stop sur 50 kilomètres.

 

La ville d’Auckland est appelée « city of sail » (la ville des voiliers). Elle en compte effectivement énormément mais aucun d’entre eux ne partaient vers l’Australie hors saison. La meilleure saison pour les départs en Australie sont les mois d’Avril et Mai.

 

 

 

A bientôt.