z173. Tonga, les îles Sympas

Les îles sympas” (« The friendly islands »), c’est ainsi que le célèbre Capitaine Cook avait baptisé Tonga (traduction : Sud en Tongais), archipel composé de quelques 176 îles volcaniques, lors de son voyage d’exploration en 1773 en raison de l’accueil chaleureux qu’il y avait reçu (malgré le massacre de plusieurs de ses hommes).

Carte ci-dessous de la situation géographique de Tonga.

 

 

Et sympas, ils le sont les Tongais. Marchez 10 minutes dans les rues de la capitale Nuku’alofa, sur les routes de l’intérieur des îles ou sur les jolies plages, vous aurez au moins 1 personne sur 2 qui vous regardera avec un grand sourire et vous dira « Byyyyye », version Anglo-Tongaise d’un « Bonjour, bienvenue chez nous ». Si la langue Tongaise est la première langue, l’Anglais est parlé très correctement par quasiment tous ses habitants.

 

Bien que Tonga ne figure souvent pas sur les itinéraires de voyage de la plupart des « backpackers », cette destination reste très intéressante ne serait-ce que pour la gentillesse de son peuple ou pour sa culture traditionnelle bien préservée. Ci-dessous une compilation de photos de locaux portant leurs vêtements traditionnels, une sorte de jupon en paille porté court par les hommes et long par les femmes.

 

 

Etant donné que mon expérience personnelle s’est résumée à une dizaine de jours passés sur l’île principale de Tongatapu, regroupant 60% des quelques 105.000 Tongais, je ne peux parler des autres îles de l’archipel. Vous trouverez davantage de détails sur les autres îles en cliquant ici.

 

Tonga n’est pas un pays riche et ses infrastructures peu solides sont preuves d’un important retard par rapport à ses voisins Polynésiens notamment ceux de la Polynésie Française (bien aidée, il est vrai, par les nombreuses aides de la métropole).

 

A Tonga, personne ne meurt de faim mais peu nombreux sont ceux qui choisissent ses repas. Ainsi, une grande majorité de ses habitants se nourrissent uniquement de leur propre production et de leur petit élevage. Les jours où il n’y a pas de poulet, les habitants n’hésitent pas à se nourrir des « flying foxes » (type de chauve-souris).

Cependant, peu d’argent n’est pas pour autant synonyme de peu heureux. Les Tongais trouvent toujours un moyen de s’amuser à prix réduit. Ci-dessous, je vous propose une petite compilation d’activités qui ont particulièrement attirées mon attention. Vous y verrez qu’une planche et quelques morceaux de bois peuvent suffire pour jouer au ping-pong, une planche de bois à moitié noircie avec quelques capsules de couleur permet de jouer aux dames ou ces enfants entassés à l’arrière du camion (qui m’a pris en stop lors de mon tour de l’île) savent très bien que 3 fois par semaine ils pourront embarquer à l’arrière pour rejoindre une baignade gratuite dans l’océan…

 

 

Le faible développement économique de l’île a cependant poussé nombreux de ses habitants à l’exil. Plus de 25.000 ont ainsi choisi la Nouvelle-Zélande, 11.000 les Etats-Unis (surtout Los Angeles) et quelques 5.000 autres l’Australie comme terre d’adoption. A l’instar de nombreux autres pays, l’argent envoyé par les expatriés à leur famille constitue la première source de revenue pour Tonga.

 

L’aspect qui m’a le plus frappé sur cette île est l’importance de la religion. A Tonga, on ne rigole pas avec les croyances. Le Dimanche est marqué dans la constitution comme un jour Saint pour l’éternité et il est strictement interdit de travailler, de crier ou même de jouer le jour du Seigneur. Des amandes sont prévues pour ceux ne respectant pas cette règle de base. Ainsi, Nuku’alofa, la capitale, devient une véritable ville fantôme le Dimanche, les locaux passant les 24 heures en famille à faire des activités religieuses et profiter les uns des autres. Le seul rassemblement en ville est bien sûr la messe suivie par tous les habitants. J’ai suivi une messe et j’ai trouvé les chants d’une qualité absolument exceptionnelle où tous les habitants y donnent corps et âmes.

 

Le samedi soir vers 23h20, sortant du bateau enfin prêt pour sortir aller boire un verre et prendre le pouls de la vie de nuit de la capitale Tongaise, j’ai été surpris d’entendre de la part d’un local « Tu es fou de vouloir sortir si tard, tous les bars ferment dans 10 minutes. A partir de minuit, plus personne ne travaille et tout le monde reste chez soi ». Oui, on ne rigole pas avec la religion à Tonga. Le lendemain, seuls quelques très rares restaurants et hôtels, tenus par des étrangers, surtout chinois, étaient ouverts.

L’influence Chinoise sur les îles Tonga est par ailleurs « grandissante » si l’on en croit les paroles d’un local rencontré. Tous les petits commerces sont tenus par des Chinois et l’imposante récente ambassade semble le confirmer.

 

 

Avant de terminer, quelques photos de la capitale Nuku’alofa. Vous y verrez notamment le Palais où habite le Roi Taufa’ahau Tupou IV (Tonga est la dernière monarchie constitutionnelle du Pacifique), le cimetière des anciens rois, de belles églises ainsi que l’International Date line hotel (nous avons traversé la ligne de changement de date et ainsi fait un bon en avant de 24 heures, je me souviendrai donc du 30 novembre 2005 comme un jour n’ayant jamais existé dans ma vie !).

 

 

Ci-dessous 2 photos. A droite, le mystérieux Ha’amonga – le “Stonehenge” du Pacifique. A gauche les « Blow holes », des trous d’air envoyant de grosses quantités d’eau dans les airs tels un geyser.

 

 

3 petits clins d’œil pour terminer :

 

1) Police se dit en Tongais « prisons », ça ne s’invente pas

 

 

2) Ma première expérience de « tracteur-stop » avec ce joli « Massey Ferguson »

 

 

3) Tonga est réputé pour ses gros poissons atteignant parfois les 400 Kgs. Notre ligne à l’arrière du bateau nous a permis de sortir quelques poissons et ainsi d’être nourris pour la semaine. Ici, un « petit » thon de 16 Kgs.

 

 

A bientôt depuis la Nouvelle-Zélande, prochaine étape d’où il me faudra trouver un nouveau bateau pour rejoindre l’Australie. Je prendrai cependant le temps de visiter ce joli pays situé à l’opposé de l’Europe.