z128 : Un Repas des plus exotiques

Pour essayer de connaître un pays, il est important de connaître ses habitudes culinaires. Depuis mon arrivée au Nicaragua, la grande majorité de mes repas furent composés de gallo pinto (mélange de riz et haricots rouges) et de poulet, plats vendus à bon marché à tous les coins de rue (à peine plus d’un Euro le plat).

 

Mais voilà, alors que je suis invité chez des locaux dans la capitale Managua, nous discutons de la nourriture des paysans Nicaraguayens. Consuelo, maître de maison qui m’accueille gentiment chez elle me l’affirme « Ici au Nicaragua, les plats exotiques ne manquent pas, surtout dans les zones rurales… ». Et c’est quoi des plats exotiques pour vous, Consuelo ? » je lui demande alors…« Demain, nous irons ensemble au marché et je te montrerai et je te ferai goûter… ».

 

Le suspense est complet. Depuis le début de mon aventure, j’ai été amené à goûter les mets de tous les pays mais aucun n’a été jusqu’à présent véritablement répugnant. « Que vais-je manger ce soir ? » Je me demande alors…

Il est 15h00, nous rentrons dans le marché « populaire ». Consuelo me fait rentrer dans la partie réservée aux fruits de mer.

La photo illustre l’entrée dans la partie des fruits de mer.

 

 

Une dame tient dans sa main un animal que je n’ai pas l’habitude de voir dans les marchés de fruits de mer….

 

 

Je me rapproche et….oui, je ne rêve pas, des iguanes sont rassemblés dans un panier derrière les crabes.

 

 

Tous ces iguanes sont vivants, ils essaient de mordre et de s’échapper mais rien à faire, ils sont attachés…

 

 

 

 

Certains sont petits et de couleur beige et noir….

 

 

D’autres sont grands et verts…

 

 

 

« Veux-tu goûter ? » me demande Consuelo qui elle n’aime pas manger ces reptiles car « ils sont adorables et mangent nos insectes » selon

t-elle, « j’interdis même à mon fils de les chasser » rajoute t-elle…

 

Je ne vous cacherai pas que l’iguane n’est pas mon plat rêvé mais je ne peux pas ne pas y goûter…« Oui », je lui réponds alors sans hésiter. Je demande donc à la vendeuse d’iguane (oui, ça ne s’invente pas, c’est une vendeuse d’iguane) de m’en donner un, il m’en coûtera 40 Córdobas soit un peu moins de 2 Euros. Je lui demande alors naïvement si elle peut le tuer pour moi car je ne souhaite pas ramener dans mon sac un iguane vivant, vous me comprendrez je pense…

 

« Ne vous en faites pas » me répond la gentille dame sortant du réfrigérateur un iguane non seulement mort mais sans peau, les photos parleront d’elles-mêmes…

 

 

 

Mais comment ça se mange, comment ça se prépare un iguane ? Il y a en fait plusieurs façons de préparer un iguane, je ne rentrerai pas dans les détails mais la plus fréquente est de le manger en soupe avec carottes, tomates, piments, oignons…

 

Le soir venu, le plat est devant moi, l’iguane est alors méconnaissable dans le plat puis mon assiette…

 

 

Il me faut alors me lancer, je ne vous cacherai pas mon scepticisme…

 

 

Je goûte….

 

 

…et apprécie…l’iguane est en fait pas mauvais du tout, son goût est assez proche du poulet. Je n’en mangerai pas tous les jours mais c’était bien meilleur que ce que j’envisageais au départ…L’expérience restera donc bonne.

 

 

Cependant, il n’y a pas grand-chose à manger, surtout des os comme vous pouvez le voir ci-dessous.

 

 

J’apprendrai par la suite qu’il est aussi possible dans les zones rurales de manger serpents, sauterelles, armadilles et…araignées…Peut-être un jour serai-je amené à y goûter mais je ne suis absolument pas pressé….Peut-être dans les pays Asiatiques qui ont la réputation d’en faire des spécialités…

 

L’autre grande spécialité du pays est oeufs de tortue mais la saison pour cela va de juillet à décembre, je n’ai donc pas pu y goûter, ce sera pour une prochaine fois…

 

 

Bon appétit. A bientôt.