89. Bateau-Stop pour l’Antarctique, Premières Réponses

Je vous le disais dans ma précédente brève, mon séjour prolongé à Ushuaïa (j’y suis depuis maintenant 15 jours) a 3 objectifs : Profiter un peu de la ville du bout du monde, progresser en espagnol et trouver un bateau sur lequel je pourrai embarquer pour aller sur le continent Antarctique.

 

Afin de ne pas toucher à mon budget limité, je travaille toujours en tant que serveur dans un restaurant de fruits de mer. Je suis payé 10 dollars par jour pour environ 8 heures de travail, c’est bien entendu peu pour les Européens mais l’objectif n’est pas de gagner de l’argent mais plutôt de ne pas en perdre (je suis payé la même chose que les autres serveurs travaillant à longueur d’année !). Je ne m’étendrai pas sur mon travail au restaurant étant donné qu’il n’y a rien de très spécial à raconter. A signaler tout de même que je n’ai pas encore fait tomber ni assiette ni verre ce qui constitue un exploit compte tenu de ma réputation d’être maladroit..

 

L’objet de cette brève est le bateau-stop pour l’Antarctique, ce continent si mythique que j’aimerais tant découvrir en stop ce qui serait pour le moins original. Dans ma précedente brève, je vous expliquais que je cherche à être employé sur le bateau et que la décision d’être « embauché » ne dépend pas des capitaines ou de quiconque à bord mais des armateurs basés en Europe, aux USA ou en Australie. Ainsi, merci internet, c’est en écrivant des e-mails que je tente d’obtenir mon billet pour le 7ème continent. L’e-mail envoyé aux armateurs se trouve dans la précedente brève (en Anglais).

 

Il existe 28 armateurs ayant des bateaux partant vers l’Antarctique (parfois des bateaux scientifiques, souvent des bateaux de croisières), je les ai tous contactés les uns après les autres en cherchant sur internet les noms des responsables afin de leur adresser l’e-mail et d’éviter ainsi « qu’il se perde dans la nature ».

 

A ce jour, seules 8 réponses me sont parvenues. Parmi celles-ci, 6 négatives m’expliquant que leur expédition est complète et que travailler sur le bateau n’est pas possible pour moi pour cause soit de sécurité, d’assurance ou de manque de qualification (les croisières coûtent pour les touristes entre 3.000 et 40.000 dollars US la semaine et les serveurs ne peuvent être des « amateurs » comme moi). J’ai bien entendu répondu à chacun d’entre eux en proposant des solutions alternatives mais reste pessimiste quant au résultat de ce côté là. Les 2 autres réponses me disaient qu’ils allaient étudier la possibilité de me faire embarquer et qu’une réponse ne pourra venir qu’à la dernière minute…A suivre…

 

A côté de cela, j’ai rencontré et parlé de mon projet à de nombreuses personnes sur Ushuaïa, certaines pistes pourraient peut-être en sortir…A suivre également…

 

Je suis aussi allé voir les voiliers mais de ce côté là, c’est très clair, personne ne part avant fin décembre, les conditions doivent être les meilleures possibles pour un voilier. Etant donné que je dois être à Lima au Pérou le 10 janvier car un ami vient m’y rejoindre pour 15 jours, la piste voilier est écartée car elle ne me permettrait pas d’arriver au rendez-vous fixé.

 

Voilà où j’en suis actuellement, je continue de faire des recherches et de tenter de rencontrer des gens pouvant me permettre de faire avancer les choses. J’ai également contacté les médias, je suis passé à la radio et TV locale expliquant le projet mais rien de bien concret n’en est sorti. Je ne désespère bien entendu pas, je savais dès le départ que cette recherche serait périlleuse.

Les prochaines étapes sont tout d’abord une relance des armateurs n’ayant pas répondu à mon précedent mail (par mail ou par téléphone (très cher d’ici, il faut donc l’utiliser avec la plus grande prudence)) et ensuite bien sûr continuer à rencontrer des gens pouvant avoir l’influence nécessaire pour me permettre d’embarquer d’une façon ou d’une autre.

 

« When there is a will, there is a way » (Quand il y a une volonté, il y a un chemin). J’y crois toujours.

 

A bientôt, je parlerai de la ville d’Ushuaïa et de ses environs dans une prochaine brève.