79. Splendide Iguaçu

Samedi 4 octobre, ville de São Paulo : Après plus de 15 jours passés dans la capitale économique du Brésil, je reprends l’auto-stop, objectif rejoindre la ville de Foz de Iguaçu et notamment ses célèbres chutes d’eau à la réputation internationale et faisant parties du patrimoine mondial de l’UNESCO. La distance à parcourir est d’environ 1200 Kms.

 

Pour ce faire, je me rends comme à mon habitude dans une station service à la sortie de la ville d’où, coup de chance, je trouve rapidement une voiture me permettant de quitter la péripherie, je crois alors avoir réussi le plus difficile, c’était malheureusement sans compter sur les 2 villes de Londrina et Maringa qui m’auront donné beaucoup de mal.

 

Ces 2 villes, séparées l’une de l’autre d’environ 100 Kms, m’auront fait vivre mes moments d’auto-stoppeurs parmi les plus difficiles depuis le début de mon tour du monde. Environ 25 heures pour parcourir ces 100 Kms et ainsi dépasser la ville de Maringa, environ 20 Kms parcourus à pied en cumulé, une station essence fermant de minuit à 6 heures du matin me laissant seul, une énorme averse me mouillant toutes mes affaires, 3 nuits passées quasiment sans dormir, plusieurs coutures de mon sac lachant pendant que je cherchais une station, une quasi obligation de me mettre au milieu d’une route à grande vitesse pour sortir d’une situation bien compromise (seule solution pour faire arrêter les voitures Brésiliennes qui décidemment ne s’arrêtent jamais pour les auto-stoppeurs) sont quelques exemples de ce trajet qui ne fût pas de tout repos.

 

Une bonne douche et une bonne nuit passée dans une auberge de jeunesse m’auront vite remis en forme avant d’attaquer la visite de ces chutes dont j’ai par le passé entendu tant de bien.

 

« Poor Niagara » disait Roosevelt lors de sa première visite à Iguaçu alors qu’il était encore Président des USA… Si il est vrai que les chutes du Niagara en Amérique du Nord, que j’ai pu visiter par le passé, restent très belles, il faut avouer qu’elles ne soutiennent absolument pas la comparaison avec les chutes d’Iguaçu qui pourtant sont bien moins visitées.

 

Les chutes d’Iguaçu (qui veut dire « grandes eaux » en langage indien Tupi/Guarani) sont absolument sensationelles et je ne pèse pas mes mots. Ce site naturel, qui est sans aucun doute l’un des plus impressionnant du monde, est dû à la rencontre de 2 fleuves, le fleuve Iguaçu qui après avoir parcouru 600 Kms se jette dans le fleuve Parana. Résultat de la rencontre : 275 chutes plus belles les unes que les autres. Certaines d’entre-elles sont petites, d’autres sont immenses et atteignent jusqu’à 90 mètres de hauteur !!! Ces chutes furent découvertes en 1540 par une expedition Espagnole menée par Don Alvar Nunez qui les appella tout d’abord « chutes de Santa Maria » puis « Iguaçu ».

 

Ces chutes forment également la frontière naturelle entre le Brésil et l’Argentine (80% des chutes appartiennent à l’Argentine, c’est d’ailleurs le meilleur côté à visiter). Le Paraguay, quant à lui, se situe quelques mètres plus haut, il est séparé du Brésil par le fleuve Parana et n’a malheureusement pour lui aucune chute à son actif. En 5 minutes, il est donc possible de se rendre dans les 3 pays, le passage étant facile.

 

Plutôt que d’écrire de longs discours, je pense que les photos ci-dessous donneront un meilleur aperçu de ce site fabuleux. Lorsque vous aurez vu les photos, vous n’avez plus qu’à imaginer le bruit intense des chutes d’eau ainsi que la remontée d’humidité qui raffraîchit, la température était hier de 34 degrés ! (Ne pouvant sortir mes photos pour le moment, vous trouverez ci-dessous des photos trouvées sur Internet, je les changerai par la suite).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A 10 Kms des chutes se trouve la ville de Foz de Iguaçu où se situe tous les hôtels et les commerces. Cette ville, comptant environ

250.000 habitants, relie grâce à un grand pont passant au dessus du fleuve Parana (appelé Pont de l’amitié) le Brésil et la ville de

Ciudad del Este au Paraguay. Entre ces deux villes il y a une intense activité commerciale, pas toujours contrôlée. En effet, tous les jours des milliers de Brésiliens traversent le Pont de l’Amitié pour faire leurs achats du côté paraguayen. Ils revendent ces produits dans leur région d’origine. C’est ce que l’on appelle les sacoleiros. La foule de ces sacoleiros prend Foz de Iguaçu d’assaut lors des week-ends prolongés et des ponts. Des centaines d’autocars rendent la circulation chaotique. La ville de Ciudad del Este est également connue dans toute l’Amérique latine comme la plaque tournante de la contrefaçon et du matériel Hifi-vidéo à prix peu élevé. Je me suis rendu ce matin dans cette ville, le plus impressionnant fût son intensité, la saleté de la ville et le nombre très important de gens passant la frontière pour faire leurs achats (la monnaie Paraguayenne s’appelle le Guarani et la langue parlée est l’Espagnol comme d’ailleurs tous les pays d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale sauf le Brésil (Portugais) et les Guyanes Française, Anglaise et Hollandaise (Surinam)).

 

Je m’en vais dès maintenant en direction de Blumenau, ville de l’Etat de Santa Catarina (sous l’Etat du Parana, je rappelle qu’il y a 26 Etats au Brésil plus le district féderal de Brasilia). A Blumenau, ville peuplée de 40% d’Allemands, il y a en ce moment l’Oktoberfest (du 2 au 19 octobre), autrement dit la fête de la bière à la façon Allemande. Je vous raconterai tout cela très bientôt.