75. Bilan de séjour à Itamarandiba et retour sur Rio avant grande descente

Avant de me lancer seul dans l’aventure « Tour du monde en auto-stop », je me suis dit tout d’abord qu’une telle experience serait certes très instructive mais trop individualiste. Ainsi, afin de partager mon aventure, je me suis mis en contact avec l’hôpital de Strasbourg pour faire le projet pédagogique (voir section Tour du monde / Projet pédagogique pour davantage d’informations). Ensuite, j’ai pensé qu’il serait bon durant la durée de l’aventure de faire deux petites pauses dans ma vie de nomade afin de me rendre utile (une en Asie, une en Amérique latine de 2 mois chacunes).

 

La première de ces 2 missions vient de se terminer, elle s’est déroulée dans le petit village d’Itamarandiba à 6 heures au nord de Belo Horizonte (3 ème plus grande ville du Brésil dans l’Etat du Minas Gerais), et le bilan est plutôt positif.

 

Personnellement, si cette mission m’a permis de souffler un petit peu après 6 mois d’errance, de découvrir le Brésil plus authentique sorti des grandes villes et d’apprendre le Portugais, elle m’a surtout permis de réaliser différentes choses pour ce petit village n’ayant que très peu de ressources :

 

– Organisation d’activités pour enfants : A de nombreuses reprises, j’ai été en contact avec les enfants de l’hôpital municipal et d’une école pour leur parler du monde et de mon experience de globe-stoppeur. De plus, j’ai organisé différents évenements afin d’améliorer quelque peu leur quotidien (coupe du monde, jeux olympiques…).

 

– Cours à la Préfecture et à l’hôpital : Profitant de ma formation reçue dans l’Ecole Supérieure de Commerce de Strasbourg (France) dont je suis un récent dilpômé, j’ai pu donner régulièrement des cours de finance et d’informatique à la préfecture et à l’hôpital de la ville.

 

–  Aide au projet « Banco Real » : Cette banque Brésilienne organise chaque année un concours destiné à aider le développement des structures devant permettre aux enfants et adolescents des villes de l’intérieur du Brésil d’étudier dans de bonnes conditions. Cette année, le village d’Itamarandiba a decidé d’y participer en proposant un dossier visant à améliorer l’état des 6 crèches de la région ainsi que le projet pédagogique pour ces enfants. Je me suis donc greffé à l’équipe en tentant d’apporter mon point de vue sur le dossier et en travaillant sur la présentation Power Point. Espérons maintenant que notre dossier sera retenu et que le village pourra bénéficier de l’aide proposée par la banque…

 

La vie à Itamarandiba

 

Vivre dans un endroit reculé du Brésil est, comme vous pouvez l’imaginer une expérience très intéressante. Comme je l’ai déjà expliqué dans une précedente brève, la situation économique et sociale de nombreux villages de l’intérieur du Brésil est préoccupante. Taux de chômage élevé, salaires souvent très faibles (beaucoup de travailleurs sont payés au salaire minimum Brésilien qui est de 250 Réaís soit environ 80 Euros par mois – à signaler que le coût de la vie est pour les besoins primaires (nourriture, logement..) bien moins cher qu’en France mais le reste n’est pas toujours très bon marché), situation hygiènique souvent très mauvaise…Au niveau de l’eau et de l’électricité, les habitants du village béneficient en général de ces préstations mais les habitants dans les environs (souvent dans les fermes) n’y ont que rarement accès.

 

Cette photo montre une rue d’Itamarandiba pour vous montrer le style d’habitations de cette région. A signaler que certaines routes sont tout de même pavées.

 

 

Voilà une petite photo pour montrer la nourriture que j’ai mangé tous les jours (à chaque repas) pendant environ 2 mois. A droite, le riz, à gauche, les haricots. Ayant été bien traîté, j’ai eu le droit d’avoir de la viande également tous les jours mais tous les habitants d’Itamarandiba n’ont pas cette chance, leur repas est quasiment toujours le même. A signaler que la farine de manioc est également beaucoup consommée.

 

 

Cette photo montre un filtre, chaque maison en est équipée car l’eau ne peut être bue directement du robinet.

 

 

Ma première mission est donc maintenant terminée et je suis de retour à Rio de Janeiro avant d’entamer la grande descente vers la terre de feu qui va être très progressive étant donné que les routes du grand sud ne seront ouvertes que vers mi-octobre (je vous rappelle que je suis dans l’hémisphère sud et que c’est donc l’hiver et non l’été comme en France). L’auto-stop jusqu’à Rio s’est passé sans histoire étant donné qu’une personne que je connaissais m’a emmené jusqu’à Belo Horizonte (cela reste du stop !) et que de là, j’ai trouvé dans la première station service un carioca (habitant de Rio) qui m’a emmené exactement à l’adresse où je souhaitais me rendre. C’est parfois facile l’auto-stop…

 

Le début de la grande descente se fera la semaine prochaine, je commencerai par me rendre dans la plus grande ville d’Amérique du Sud qu’est São Paulo (plus de 13 millions d’habitants) pour rejoindre ensuite progressivement l’Argentine. A très bientôt.