73. Mission à Itamarandiba, Minas Gerais

Avant toute chose, je tiens à m’excuser de ne pas avoir pu donner de nouvelles depuis 2 semaines, trouver une connexion internet de l’endroit où je suis actuellement n’est pas une chose aisée. Pour preuve, je suis actuellement sur l’ordinateur du maire de la ville qui fait partie des seuls privilegiés à avoir une connexion (qui par ailleurs est très lente et coûteuse).

 

Depuis maintenant deux semaines, je suis dans la petite ville d’Itamarandiba située à près de 6 heures au nord de la troisième plus grande ville Brésilienne qu’est Belo Horizonte dans l’Etat du Minas Gerais pour effectuer ma première mission « humanitaire », la seconde aura lieu à Hanoi au Viêt-Nam.

 

Si cette courte halte de 2 mois me permet de souffler un petit peu après plus de 6 mois d’errance, d’apprendre le Portugais et de mieux connaître la culture Brésilienne, l’objectif principal de cette pause était de me rendre un petit peu utile en tentant de rendre différents services dans un petit village Brésilien loin de toutes grandes villes.

 

Itamarandiba est une petite ville bénéficiant des structures de base (hôpital, écoles, églises…) mais n’ayant que très peu de moyens financiers rendant un bon entretien difficile et par conséquent des structures souvent assez primaires et obsolètes. Les conditions de santé dans les habitations sont souvent assez déplorables, de nombreux enfants souffrent de maladies dues à un manque d’hygiène mais la préfecture et l’organisation de la santé font actuellement leur possible pour parer à ces manques en permettant par exemple aux enfants de prendre des douches dans des lieux publics quand ils ne peuvent le faire chez eux. Dans les environs très proches de la ville, les gens n’ont souvent accès ni à l’électricité ni à l’eau courante ce qui rend les conditions de vie parfois assez difficiles. De facon surprenante, l’accès au savoir et à l’alphabetisation ne sont pas mauvais et chaque enfant a la possibilité d’apprendre à lire et à écrire dans des conditions relativement bonnes. Si quasiment toutes les structures sont assez primaires, il est toujours plaisant de voir que la joie de vivre des Brésiliens compense souvent en grande partie ces besoin matériels.

 

Mon rôle dans cette petite ville est aussi divers que varié : Tout d’abord, comme il était initiallement prévu, je participe de temps en temps à la vie d’une école et de l’hôpital en discutant avec les enfants et en organisant divers évenements (coupe du monde de football, jeux olympiques….) afin d’améliorer un peu leur quotidien et de leur ouvrir les yeux sur le reste du monde qu’ils ne connaissent souvent qu’assez peu.

 

Ensuite, j’essaie autant que possible de me rendre utile en aidant la préfecture et l’hôpital dans différents domaines (informatique, finance, comptabilité…), les techniques et moyens utilisés par ici étant assez rudimentaires.

 

Enfin, je participe à l’élaboration d’un projet visant à récolter des fonds pour améliorer les conditions de vie dans les 6 crèches de la ville.

 

Le début de la grande descente vers la Terre de feu se fera progressivement à partir de mi-septembre (avec des arrêts prévus à São Paulo, Chutes d’Iguacu et Buenos Aires), je vous donnerai tous les détails début septembre. Cette descente ne sera pas évidente car très longue (plus de 5000 Kms) et aux routes assez peu fréquentées (à partir de l’entrée en Patagonie). D’ici là, je ne donnerai qu’assez peu de nouvelles étant donné que la connexion internet n’est pas évidente à obtenir et que je vais rester ici à Itamarandiba.

 

A bientôt.