65. Le Grand Départ

Ca y est, enfin, 2 mois presque jour pour jour m’auront donc été nécessaires pour trouver ce bateau qui me permettra de rejoindre l’Amérique du Sud, le jour du grand départ est maintenant arrivé.

 

C’est ce week-end que le Theva, voilier de 11 mètres avec à son bord Alain, Marie-Claude (couple français) et moi-même, partira de Praia, capitale du Cap-vert, pour faire la traversée de l’Atlantique et rejoindre Salvador de Bahia au Brésil dans environ 3 semaines.

Mon sentiment actuel à l’approche de cette traversée est un mélange d’impatience (2 mois d’attente, c’est long !), de grande envie de vivre cette expérience hors de l’ordinaire mais aussi un peu de peur car nous serons très vulnérables, si quelque chose devait nous arriver, personne ne pourrait nous venir en aide et personne ne saurait ce qui nous est arrivé.

 

Ces derniers jours passés à Praia, capitale du Cap-vert, nous ont permis de préparer cette grande traversée. Préparer c’est :

–   Faire le plein de gasoil (la zone de « pot au noir », zone sans vent, nous obligera à utiliser le moteur pendant quelques jours), 
–   Faire le plein d’eau douce (l’eau est un bien précieux au Cap-vert, il n’est pas toujours aisé d’en obtenir), 
–   Faire le plein de nourriture (nous avons prévu 60 à 70 repas). Ci-dessous, vous verrez la photo de l’endroit où nous achetons le poisson sortant des barques de pêcheurs (en navigation, nous faisons de la pêche à la traîne mais ce fût sans succès pour le moment).

 

 

–   Etudier la météo des prochains jours, 
–   Faire le trajet en prenant en compte les statistiques de vents des dernières années à cette époque (voir photo d’Alain le skipper en plein travail),

 –  Faire la vidange 
–   Laver le bateau pour partir avec un voilier tout propre. 
–   Laver les affaires 
–   Faire un petit jogging pour profiter de la terre ferme…

 

Nous partirons tout d’abord au Cap 180° (plein sud) jusqu’à l’équateur puis, après le passage du « pot au noir », nous chercherons à prendre la route nous permettant d’avoir le vent le plus favorable possible pour rejoindre le Brésil. A cette époque de l’année, il est malheureusement fort probable que nous devrons faire du près, c’est-à-dire que nous aurons le vent de face, ce qui est pour le moins désagréable. Alain, le skipper, aimerait passer par l’archipel de Fernando de Noronha au large du Brésil mais tout dépendra des vents que nous trouverons.

 

Au passage de l’équateur, il m’a été promis un bizutage car ce sera ma première fois en bateau, c’est semble t-il une tradition de marins…je crains le pire…

 

Je n’aurai plus accès à Internet pendant environ 3 semaines.

A bientôt