63. Arrivé à Praia, l’Atlantique se rapproche

Lundi matin, alors que je prenais tranquillement mon petit déjeuner dans l’Ulysseo (voir 1ère photo ci-dessous), le bateau m’ayant emmené de Las Palmas au Cap-vert, Alain et Marie-Claude, le couple de français avec qui je vais traverser l’Atlantique (si tout se passe comme prévu, je reste prudent) viennent me chercher « Ludovic, nous allons faire 2-3 courses et nous partons tout de suite vers Santiago, tu es prêt ? ». Un peu surpris car le départ était initiallement prévu mercredi, je prends mes affaires et embarque sur le Theva, un joli voilier de 11 mètres de long (voir photos ci-dessous, sous Ulysseo). Quel bonheur pour un bateau-stoppeur de sortir d’un bateau et d’aller tout de suite sur un autre !

 

 

 

 

 

L’autre chance que j’ai est que Alain, le skipper, a 180.000 milles marins à son actif (1 mille marin est égal à 1,852 Kms), c’est à dire l’équivalent de plus de 8 tours du monde donc beaucoup d’experience dans la navigation ce qui est très rassurant car traverser l’Atlantique à la voile ne peut se faire avec n’importe qui.

Je suis maintenant sur l’ile de Santiago, à Praia la capitale du Cap-vert, la traversée jusqu’ici s’est faite sans grande histoire car la mer

 fut assez calme. Cependant, il reste toujours indispensable de rester très vigilant afin de ne pas tomber à l’eau « Première règle, ne pas tomber à l’eau » me dit Alain. Au Cap-vert, les requins sont nombreux et toutes les espèces sont représentées (j’ai d’ailleurs pu voir un aileron à une vingtaine de mètres du bateau) mais ce n’est pas ce qui est le plus problèmatique en cas de chute ; le vrai problème est qu’une tête disparait bien vite au milieu de l’immense océan et retrouver un homme à la mer est une chose très difficile.

 

De plus, les nombreuses épaves que nous croisons dans les ports du Cap-vert (il y en a plus de 400 dans tout l’archipel) nous rappellent qu’il faut toujours rester très vigilant afin de ne pas heurter un rocher (voir photo prise à Santa Maria au sud de l’ile de Sal).

 

 

Au niveau de mon activité sur le bateau, je suis toujours en charge de la vaisselle (je vais devenir un véritable expert) et bien sûr, je fais toujours mon travail d’équipier qui consiste à monter et descendre les voiles, l’ancre lorsque nous arrivons au mouillage, laver le pont par moments…Rien de très difficile. La seule « difficulté » est d’assimiler tout le vocabulaire de la voile qui est tout nouveau pour moi, chaque corde (il y en a beaucoup) a un nom différent et chaque partie du bateau a un nom technique. La nourriture est toujours faite par Marie-Claude qui est très douée, j’ai beaucoup de chance !

 

Le grand départ pour la traversée de l’Atlantique est prévu pour le week-end prochain (vers le 18 mai), je vous tiendrai au courant. Durée prévue : 3 semaines.

 

Place maintenant à la préparation pour le grand départ.