59. Départ pour le Cap-Vert

Après avoir recu la confirmation du refus des Anglais « Nous sommes pleins, nous ne pouvons vraiment prendre personne d’autre, désolé mais bon courage » et après avoir continué en vain mes recherches sur Las Palmas, j’ai pris la décision de partir avec Robert, un retraité francais, me proposant de m’emmener au Cap-vert sur l’île de Sal pour avoir de nouvelles perspectives.

 

L’île de Sal n’est vraiment pas la meilleure pour faire du bateau-stop car semble t-il très peu de gens s’arrêtent sur cette île. Cependant, j’essaierai de trouver des bateaux pouvant m’emmener sur Praia (la capitale) ou Mindelo qui sont les 2 principaux ports.

 

Afin d’augmenter mes chances de trouver un bateau, j’ai donné de nombreux coups de télephone et écrit des e-mails aux différents clubs nautiques de la région. Selon beaucoup, il n’y a aucun bateau partant actuellement sur le Brésil mais il est difficile d’en être sûr étant donné que les bateaux sont au mouillage et donc injoignables (l’ancre jetée près des côtes, les gens dorment dans leur bateau et utilisent leur annexe (souvent Zodiac) pour venir sur la côte).

 

Comme je l’avais déjà écrit dans ma précedente brève, un Lituanien partant dans environ 1 mois de Las Palmas passera par le Cap-vert et me prendra (selon ses promesses, on ne peut jamais en être sûr) si je n’ai trouvé personne à ce moment ce qui constitue une solution de repli intérssante. Il n’arrivera au Brésil qu’au mois de juillet !

 

Le départ se fera donc demain en début d’après-midi, je vais acheter toutes les provisions pour pouvoir tenir une bonne semaine (le voyage peut durer entre 6 et 10 jours selon la force du vent, un monocoque est bien moins rapide qu’un catamaran comme le « Balou »). Robert, le skipper, est seul sur son bateau, nous avons déjà décidé ensemble de pêcher (le bateau avance à 6 noeuds de moyenne ce qui rend la pêche possible) et de faire 2 à 3 heures de cours de Portugais par jour pendant la traversée, ca ne fera pas de mal…car si mon Espagnol est très mauvais, je ne vous parle pas de mon Portugais…

 

A bientôt pour la suite de l’aventure.