57. Une décision à prendre

Résumé de la situation actuelle :

 

Comme expliqué dans une précedente brève, le bateau « le Balou » m’a laissé en plan sur l’île de Tenerife dans les Canaries ne souhaitant plus descendre sur le Brésil à cause de problèmes de couple. Depuis vendredi, je suis donc de retour dans la ville de Las Palmas sur l’île de Gran Canaria. Lors des 3 derniers jours, j’ai passé l’essentiel de mon temps à aller voir tous les voiliers susceptibles de partir vers le Brésil afin de leur demander un par un leur destination et de savoir si ils connaissaient quelqu’un descendant sur l’Amérique latine. Les réponses furent toutes quasi-identiques « Non, désolé, je retourne en Europe, les départs pour l’Amérique latine se font entre fin octobre et février. Pour les caraîbes, n’y pense même pas, nous arrivons dans la période des ouragans et seul un fou tenterait d’y aller en cette saison ». Des dizaines de réponses similaires sauf 3 :

 

– Un yacht avec 4 personnes (2 anglais et 2 Coréennes) à bord qui m’ont dit « Nous allons partir sur le Brésil mais nous sommes pleins, il n’y a plus de place pour une autre personne, désolé ». Ces 4 personnes sont très sympas, j’ai passé une soirée entière avec eux, je leur ai proposé d’être responsable des « cars » (je ne sais pas comment cela s’écrit), c’est à dire de veiller toute la nuit qu’aucun autre bateau ne vienne sur notre route et ainsi dormir le jour dans mon sac de couchage par terre dans une chambre (en général, les gens se relaient toutes les 3 ou 4 heures pour surveiller qu’aucun bateau n’arrive sur notre chemin)…J’attends la réponse mais suis très pessimiste sur ce coup.

 

– Un Lituanien prénommé Audrus que j’avais déjà vu il y a 3 semaines qui me dit « je pars toujours au Brésil, je peux t’emmener il n’y a pas de problème. Cependant, je ne quitterai Las Palmas que dans environ 4 à 5 semaines et mon bateau étant petit, la traversée durera environ 50 jours, nous ne serons au Brésil qu’au mois de juillet »

 

–  Un français très sympa d’une soixantaine d’années prénommé Robert qui me dit « Je pars jeudi au Cap-vert, je peux t’emmener si tu veux mais je ne vais pas plus loin, je m’arrêterai sur l’île de Sal (pas la meilleure île pour faire du bateau-stop), à toi de voir si ça t’intéresse »

 

Voilà oú j’en suis actuellement. La décision que je pense prendre mais j’hésite encore un peu est la suivante : descendre avec Robert sur le Cap-vert et tenter ma chance de là-bas. Audrus, le Lituanien, s’arrêtera au Cap-vert et pourra me prendre de là-bas si je n’ai trouvé personne d’ici-là ce qui est une solution de repli intéressante.

 

Les avantages de cette solution sont :

 

–  de nouvelles possibilités en perspective,

–  un environnement bien plus dépaysant que les Canaries (car entre nous, je ne fais pas un tour du monde pour continuer à utiliser l’Euro comme monnaie, voir des Mc Do partout et vivre dans une ville hyper-moderne)

–  un coût de la vie bien moins cher qu’ici (non négligable quand on a un budget limité comme le mien).

Les inconvénients sont :

–  abandonner la possibilité des bateaux de marchandises que je gardais sous le coude malgré mes difficultés à Dakar, aucun cargo à ma connaissance ne fait le trajet Cap-vert – Brésil,

–  ne pas être présent au départ du bateau de Audrus (Le Lituanien) laissant ainsi la possibilité qu’il ne s’arrête finalement pas au Cap-vert (j’ai tout de même son adresse e-mail) et ainsi rester planté pendant bien longtemps sur l’île (la bonne saison pour les départs reprendra en octobre).

 

Je dois donner ma réponse à Robert le français descendant sur le Cap-vert mercredi. Ce soir, je pense que j’aurai la réponse définitive des Anglais et je prendrai alors ma décision mais entre nous, je pense opter pour une descente sur le Cap-vert.

 

Si vous avez des suggestions ou conseils, je suis preneur.

 

Affaire à suivre.