35. Un travail de longue haleine

Ma journée de bateau-stop d’hier a malheureusement confimé les tendances des jours précedents.

 

Je me suis tout d’abord rendu de nouveau au club de voile afin de voir si quelques nouveaux voiliers souhaitant se rendre au Brésil étaient arrivés mais malheureusement ce ne fût pas le cas. Presque toutes les personnes que j’ai rencontré étaient très pessimistes quant au départ de nouveaux voiliers sur le Brésil avant le mois de décembre (les vents redeviendront favorables)…

 

Au niveau du port, je m’y suis rendu comme prévu à 20h00 afin d’accueillir le « Madeleine Rickmers », un énorme bateau de marchandises faisant une courte éscale à Dakar avant de partir sur Abidjan puis Rio de Janeiro. Je suis venu avec le consignataire (agent s’occupant de toute la logistique à Dakar) qui devait me présenter au commandant et m’aider dans mon entreprise de bateau-stop.

 

Tout se déroule comme prévu, le consignataire me présente au commandant, je lui explique mon projet pendant quelques minutes puis le commandant me répond « Monsieur, votre projet est très bien mais il m’est absolument interdit de prendre quelconque passager à mon bord, si la direction devait l’apprendre, je me ferais virer tout de suite, c’est donc non, désolé ». Etant donné que nous étions Vendredi soir et que le bateau repartait le samedi matin très tôt, il m’était impossible de joindre la direction en Europe qui sont, c’est maintenant sûr, les seuls capables de prendre une telle décision. De plus, de nombreux papiers doivent être en règle afin de pouvoir embarquer.

 

Bon, les choses sont maintenant claires, les principaux enseignements jusqu’à maintenant sont les suivants :

 

1) Le commandant n’a aucun pouvoir pour ce genre de choses (contrairement à ce que je pensais au départ), il est donc impératif de prendre contact avec la direction générale de l’armateur en Europe.

 

2) Le consignataire (avec qui j’avais entretenu de bons rapports) qui est donc l’agent sur Dakar n’a aucun pouvoir de décision.

 

3) 2 assurances sont absolument inévitables (semble t-il) pour pouvoir embarquer : une première facile à obtenir me couvrant en cas de problème, une deuxième beaucoup plus compliquée à obtenir s’appelant l’assurance déviation assurant le navire en cas de perte de temps à cause de moi (je rappelle qu’une journée de navigation perdue coûte environ 12.000 dollars).

 

4) Il est légal de faire du bateau-stop, la loi n’interdit pas cette activité ce qui me fait dire que c’est complètement jouable même si c’est bien plus compliqué que l’auto-stop.

 

Voilà les principaux enseignements qui me seront aussi utiles pour ma prochaine traversée (San Francisco – Sydney) dans quelques mois.

 

Je repars donc presque de zéro car tous les contacts que j’ai pu prendre à Dakar (capitainerie, consignataires, maîtres de port, douanes…) ne servent pas à grand chose. Cependant, tous les enseignements cités ci-dessus vont me permettre de passer la vitesse supérieure et de prendre contact avec les directions générales (basées pour la plupart en Europe).

 

Je ne baisse absolument pas les bras, je suis convaincu que je finirai par y arriver à un moment ou l’autre. Les prochains navires pour le Brésil sont, si mes renseignements sont exacts ce qui reste à vérifier, le 11 mars, puis le 17 mars.

Je vais maintenant prendre les contacts sur internet des décideurs (la lenteur du réseau ici ne m’y aide pas) puis leur écrire des mails ou télephoner (un peu cher mais c’est le passage obligé).

 

Voilà pour les dernières nouvelles, tout reste à faire. La suite dans le prochain épisode…