26. Aller en Birmanie. Un Choix Difficile

Bonjour à tous,

 

Lors de ma dernière newsletter, je vous avais fait part de la situation dans la région d’Aceh, en Indonésie, 20 mois après le terrible Tsunami qui avait détruit une partie de la région le 26 décembre 2004. Aujourd’hui, après avoir traversé la Malaisie et une partie de la Thaïlande, je suis aujourd’hui à la porte d’entrée de la Birmanie, un pays des plus controversés, contrôlé d’une main de fer par une junte militaire très répressive (voir carte ci-dessous pour vous aider à repérer ce pays géographiquement et cliquez sur le lien suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Birmanie pour davantage d’informations sur la situation politique dans ce pays).

 

 

Birmanie. Y aller ? Ne pas y aller ?

 

Se rendre en Birmanie pose un problème d’ordre éthique. Se rendre en Birmanie pose un problème d’ordre éthique. Tout voyageur souhaitant se rendre dans ce pays se doit avant tout de se poser la question morale suivante : Est-il acceptable ou non de se rendre dans un pays où de nombreuses infrastructures touristiques sont contrôlées directement ou indirectement par un gouvernement traitant son propre peuple de façon absolument atroce ?

 

Si l’on en croit Daw Aung San Suu Kyi, femme exceptionnelle, prix Nobel de la paix en 1991 pour sa lutte non-violente pour la démocratie et le respect des droits de l’homme dans son pays (voir sa photo ci-dessous), il ne faut pas s’y rendre tant que la junte sera au pouvoir. Si l’on en croit l’ONU et de nombreux experts, le tourisme est une source d’ouverture d’esprit pour tout le monde (locaux et voyageurs) et doit être encouragé à condition bien sûr qu’il y ait de nombreux contacts positifs avec la population locale. Les réserves de Mme San Suu Kyi visent sans doute davantage les riches touristes qui remplissent les caisses du gouvernement que les « backpackers », beaucoup moins dépensiers et plus proches des populations locales…Le thème est sujet de débat.

 

Photo de Daw Aung San Suu Kyi trouvée sur Internet

 

 

Personnellement, je fais partie de ceux qui encouragent le voyage aux 4 coins de la planète, à condition bien sûr d’adapter son comportement aux exigences du pays. Pour la Birmanie, cela veut dire, entre autres, de faire bien attention à la façon dont l’argent est dépensé, évitant systématiquement les sources de revenu pour le gouvernement…

Me déplaçant uniquement en stop et cherchant toujours des contacts avec les populations locales, je souhaitais vivement me rendre en Birmanie, un pays fort attractif non seulement pour la beauté de ses temples et paysages mais surtout afin de me rendre compte par moi-même du style de vie imposé par le gouvernement en place. Cependant, pour m’y rendre, un obstacle majeur me posait problème.

 

Afin de mieux contrôler les touristes, le gouvernement oblige tout voyageur disposant du visa d’entrée, de rejoindre la capitale Rangoon par avion. Aucune autre alternative n’est possible et les routes sont bloquées aux étrangers à toutes les frontières terrestres ouvertes (la majorité des postes de frontière sont fermés).

 

Mon défi de tour du monde en stop m’interdisant de prendre l’avion, me rendre dans l’intérieur de ce pays par la route ne pouvait donc se faire qu’illégalement. Si sortir de la légalité peut être une alternative possible dans certains endroits du monde, ce n’est certainement pas le cas en Birmanie. Me faire arrêter par des militaires dans un endroit interdit aux étrangers aurait non seulement des conséquences non désirables pour moi mais pourrait mettre sérieusement la vie en danger de la personne me prenant en stop. Ceci étant bien entendu inconcevable, je n’irai donc pas dans l’intérieur des terres cette fois-ci…

 

Cependant, depuis quelques années, le gouvernement autorise aux étrangers se rendant à la frontière de passer quelques heures dans la ville frontalière à la condition que le passeport soit laissé à l’immigration et que le visiteur soit de retour avant 17h00. J’ai opté pour cette solution et vous propose le résumé de cette journée en cliquant sur le lien suivant : http://www.sekoyamag.com/nouveausite/SPIP/breve.php3 ?id_breve=422

 

Thaïlande, le pays du sourire

 

Depuis maintenant plus de 4 semaines, je suis en Thaïlande, un pays merveilleux que je développerai dans ma prochaine newsletter.

 

Selon la philosophie Bouddhiste, largement pratiquée en Thaïlande, plus un croyant fait de bien sur terre, plus il sera récompensé dans « sa prochaine vie« . Prendre un auto-stoppeur étant une façon d’aider ne coûtant pas un centime, nul besoin de vous dire que le stop dans ce pays est donc une activité plutôt facile. Ainsi, malgré une importante barrière de la langue et le fait que le stop soit une activité peu pratiquée dans ce pays, j’ai tout de même pu le traverser sans difficultés majeure.

 

Ci-dessous, quelques photos montrant le document plastifié qui explique mon aventure ; il s’avère indispensable lorsque j’approche les conducteurs dans les stations-service.

 

Le Thaï est une très belle langue mais très difficile à apprendre.

 

 

Les policiers et militaires Thailandais m’ont souvent aidé dans mon entreprise. Photos ci-dessous :

 

 

Ci-dessous, quelques photos prises dans une école de Chumphon, au sud de la Thaïlande, lors d’une conférence où je partageais mon aventure avec les enfants. Vous remarquerez que nous sommes ici en l’an 2549 et non en 2006 car le calendrier utilisé est Bouddhiste et non pas Chrétien. Vous y verrez également la photo du Roi, homme très respecté et adoré à travers le pays.

 

 

Avant de vous quitter, quelques photos de mes derniers moments Indonésiens :

 

– Organisation 2ème journée de rencontre : A l’image de celle organisée à San Salvador en Amérique Centrale, la journée de rencontre organisée dans la ville de Djakarta en Indonésie le 16 Septembre avait pour objectif de faciliter la communication entre les ONGs travaillant dans la même ville et dans des domaines proches. 27 personnes venus de 13 ONG différentes étaient présents. Plus de détails sur cette journée en cliquant sur le lien suivant : www.sekoyamag.com/nouveausite/SPIP/breve.php3 ?id_breve=407

 

 

Le logo de la journée

 

 

 • Rencontre des Baduy : Il y a 2 ans, j’avais passé du temps dans une communauté Amish en Amérique du Nord et vous avais fait part de mon experience avec ces gens peu ordinaires. Récemment, je viens de passer 2 jours chez les Baduy, une communauté Indonésienne encore plus extrême que les Amish refusant catégoriquement tout objet moderne de la voiture à l’appareil photo en passant par la bouteille de Coca-cola ou les chaussures. Un peuple surprenant avec de nombreux messages intéressants pour le reste du monde. Photo de certains Baduy et de leur habitation ci-dessous :

 

 

 

 

– Rencontre des Orangs-Outans : Orang Outans veut dire en Indonésien « Gens de la jungle« . Cet animal rencontré sur l’île de Sumatra (il est possible d’en rencontrer aussi sur l’île de Bornéo) est impressionnant de part sa ressemblance avec l’être humain. Quelques photos ci-dessous. A vous de deviner lequel est l’humain et lequel est le singe…

 

A bientôt

Ludo

 

PS : Je reçois fréquemment des emails me posant la question du financement de mon tour du monde en stop. La réponse complète en cliquant sur le lien suivant : http://www.sekoyamag.com/nouveausite/SPIP/breve.php3 ?id_breve=386