21. Traversée de l’Océan Pacifique

Bonjour à tous,

 

Lors de ma précédente newsletter envoyée l’été dernier depuis Mexico city, je vous faisais part de mes derniers moments sur le continent Américain et de ma recherche de bateau afin de traverser pouvoir rejoindre l’Australie.

 

Voici aujourd’hui un rapide compte-rendu des 4 derniers mois passés dans l’océan Pacifique, vous trouverez davantage d’informations sur mon site Internet (www.ludovichubler.com).

 

La traversée du Pacifique

 

Le Pacifique : Cet océan est le plus grand du monde. Avec une superficie de 165 millions de Kmª, il recouvre plus d’un tiers de la surface de la planète et couvre davantage d’espace que toutes les terres réunies. Son point le plus profond est le Mariana Trench qui descend à 11 033 kms.

 

Photo satellite de l’océan Pacifique :

 

La traversée en bateau-stop : Après de nombreuses recherches, c’est finalement depuis la ville de Panama city que j’ai trouvé une embarcation me permettant de progressivement traverser cet immense océan. Pour ce faire, je me suis rendu dans plusieurs marinas et ai proposé mes services d’équipier (Aide à la navigation, cuisine, vaisselle…) aux rares bateaux en partance en cette saison (pour information, la meilleure saison pour traverser le Pacifique se situe entre Janvier et Mars). C’est finalement sur « Venus », catamaran Néo-Zélandais de 12 mètres, que j’ai pu, pendant un peu moins de 4 mois, traverser le Pacifique (12.000 Kms de traversée entre Panama et la Nouvelle-Zélande pour une vitesse moyenne de 5,5 nœuds par heure, soit 10 Km/h).

 

« Venus »

 

Bateau-stop : Conseils pratiques : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le bateau-stop et le travail d’équipier sans jamais oser le demander

Outre un océan déchaîné au large de la Nouvelle-Zélande et 2 accidents de parcours, la traversée s’est bien passée. Sur l’île de Santa Cruz dans les îles Galapagos, « Venus » heurta un rocher et resta l’espace de plusieurs longues secondes perché hors de l’eau avant qu’une vague ne le ramène sur les flots. A Aitutaki dans les îles Cook, Venus est resté coincé 12 heures sur des récifs coralliens. Quelques dégâts mais pas de naufrage fort heureusement. L’adrénaline fut en tout cas bel et bien présente lors de ces 2 accidents.

 

Photo ci-dessous du Venus sur les récifs. L’ancre à l’arrière est jetée afin d’éviter au bateau d’avancer davantage.

 

 

Accidents de parcours : Le récit des 2 accidents.

 

Les principales découvertes lors de cette traversée furent les suivantes :

 

Galapagos, terre de Darwin : Situées au large de l’Equateur, ces îles volcaniques appartenant sont absolument superbes et possèdent des paysages, une faune et une flore uniques au monde. C’est notamment sur ces îles que Charles Darwin a développé sa fameuse théorie de l’évolution partant du principe que tous les individus d’une population sont différents les uns des autres. Certains d’entre eux sont mieux adaptés à leur environnement que les autres et ont, de ce fait, de meilleures chances de survivre et de se reproduire. Ces caractéristiques avantageuses sont héritées par les générations suivantes et, avec le temps, deviennent dominantes dans la population. Ce processus progressif et continu résulte en l’évolution des espèces.

 

C’est notamment grâce aux cous des tortues géantes (de taille différente selon l’île sur laquelle elles ont grandi et l’accès plus ou moins facile à la nourriture) et aux iguanes marins (unique espèce au monde) que Charles Darwin a pu développer sa théorie de l’évolution des espèces. Ces tortues ont une espérance de vie pouvant aller jusqu’à environ 170 ans et pèsent souvent plus de 200 Kgs. Impressionnant ! Quelques photos ci-dessous.

 

 

 

Photos du type de paysage fabuleux rencontré aux Galapagos.

 

 

Galapagos, terre de Darwin : Récit de mon expérience sur les îles Galapagos et davantage de détails sur la théorie de l’évolution

 

Passage de l’« International Date line » : Il était 1 heure du matin le 30 novembre 2005 lorsque cette ligne imaginaire fut traversée. La seconde d’après, il était 1 heure du matin le 1er décembre 2005. Je me souviendrai donc de ce 30 novembre comme un jour n’ayant quasiment pas existé dans ma vie. Heureusement qu’aucun rendez-vous n’était prévu…

Royaume de Tonga : L’archipel de Tonga compte 176 îles plus belles les unes que les autres et une culture bien préservée. Ci-dessous une compilation de photos de locaux rencontrés dans les « îles sympas » comme le Capitaine Cook les avait baptisées lors de son voyage d’exploration en 1773 en raison de l’accueil chaleureux qu’il y avait reçu.

 

 

Tonga, les îles sympas : Découverte d’un pays peu touristique mais des plus intéressants. Maeva i Polinesia : Petit tour d’horizon de ce qu’offre la Polynésie Française

 

Je suis maintenant dans la ville de Picton en Nouvelle-Zélande à l’opposée de l’Europe. Je vais maintenant tenter de trouver un dernier bateau afin de parcourir les 2000 derniers kilomètres qui me permettront de rejoindre l’Australie. Là-bas, je ferai une nouvelle tournée de conférences (3 mois) avant de chercher à rejoindre le continent Asiatique depuis Darwin (Nord de l’Australie).

 

A lire aussi : 
– 3300 Kms de stop Mexico city – Panama city : Résumé de la descente de l’Amérique Centrale en stop et portrait de plusieurs de mes rencontres 
– Le phénomène Eglise Universelle en Amérique Latine : Reportage sur une composante importante de l’église évangéliste prenant peu à peu un pouvoir considérable en Amérique Latine 
– La séparation des mondes : Un reportage poignant depuis la ville de Tijuana en Baja California à la séparation des mondes

 

Je tiens à profiter de cette newsletter pour souhaiter à toutes celles et ceux qui m’ont suivi pendant ces 3 premières années passées le pouce tendu au bord des routes du monde, une excellente année 2006 remplie de bonne santé et de réalisations de vos rêves.

 

J’espère aussi que cette année rassemblera un peu plus les peuples du monde entier devant un but commun : la PAIX et l’harmonie entre chacun d’entre eux.

 

 

A bientôt sur les routes d’Océanie et d’Asie.

Ludo