17. Deux ans déjà !

Bonjour à toutes et à tous,

 

Lors de ma dernière newsletter, je vous expliquais mon arrivée aux Etats-Unis et le début d’une étape un peu particulière de mon tour du monde : La tournée de conférences en Amérique du Nord afin d’assurer le financement de mon aventure. Voilà aujourd’hui 2 ans jour pour jour que mon voyage autour du monde en stop a débuté. A cette occasion, je souhaite répondre à quelques unes des questions les plus fréquemment posées après 730 jours passés le pouce tendu au bord des routes Européennes, Africaines et Américaines.

 

2 ans déjà

 

2 ans de voyage, c’est beaucoup et c’est peu à la fois. Soyons honnêtes, je pensais en quittant la France le 1er janvier 2003 que 24 mois serait la durée maximum que je pourrais faire pour ce tour du monde. Mais voilà, le voyage est addictif. Plus je voyage, plus j’aime voyager, plus je me rends compte des bienfaits du voyage qui, particulièrement au contact des populations locales, s’avère être une école de vie formidable.

 

Ainsi, 2 ans plus tard, je ne suis qu’au tiers de mon parcours et mon aventure pourrait durer un total de 5 à 6 ans.

 

« It is not how much we have but how much we enjoy that makes happiness » (ce n’est pas ce que nous avons mais comment nous en profitons qui fait le bonheur). Avec un sac sur le dos et le minimum d’argent pour pouvoir survivre, je réalise qu’il est parfaitement possible de vivre très heureux avec relativement peu de choses et de moyens.

 

 

Mais ne te sens tu pas déconnecté de la « vraie » vie ? Ne penses-tu pas que tu n’arriveras pas à te réinsérer dans un cycle de vie « normal » ? Ne te sens-tu pas trop seul ? Ta famille, tes amis ne te manquent t-ils pas ? Et les relations affectives, ça ne te manque pas ? Tu parles rarement de moments difficiles, en as tu ? Où loges-tu ?

 

Ce genre de questions revient très souvent dans les e-mails reçus et je comprends parfaitement que de nombreux sédentaires aient du mal à comprendre mon style de vie nomade. Je vais donc y répondre les unes après les autres.

 

Suis-je déconnecté de la « vraie » vie ?

 

Mon statut actuel de globe-trotter me rend, il est vrai, en quelque sorte marginal (même si les globe-trotters s’accordant quelques mois ou années de voyage sont plus nombreux que ce que vous pensez). Cependant, je ne me sens absolument pas déconnecté. Il m’est possible de lire régulièrement mes emails ainsi que les news Françaises et internationales (les cybercafés sont très nombreux dans le monde entier…ou presque). Si déconnexion il y a avec de nombreuses personnes, c’est principalement dû au fait que mes sujets de préoccupation sont, à l’inverse de nombreux, en général plus mondiaux que locaux.

 

Par ailleurs, qu’est ce que la « vraie vie » ? Pourquoi une vraie vie ne devrait-elle pas commencer par une connaissance du monde qui nous entoure permettant ainsi de mieux se connaître soi-même et de mieux agir pour le bien de notre planète ???

 

Est-ce que j’arriverai à me réinsérer dans un cycle de vie « normal » ?

 

Sans aucun doute. Je suis parfaitement conscient que je ne pourrai pas être globe-trotter toute ma vie et me servirai des acquis de mon expérience autour du monde pour mener à bien d’autres projets dans le futur.

 

Est-ce que je me sens seul ? Est-ce que ma famille et mes amis me manquent ? Et les relations affectives ?

 

Il y a aujourd’hui plus de 6 milliards d’habitants sur terre, être seul est donc bien difficile, je rencontre sans cesse de nouvelles personnes que ce soit en faisant du stop ou dans d’autres occasions. Cependant, comme vous pouvez vous en douter, ces rencontres sont souvent assez superficielles. Alors oui, mes proches et les vraies relations affectives me manquent…mais ce n’est qu’une étape dans ma vie.

 

 

La solitude de l’auto-stoppeur

 

Ai-je des moments difficiles ?

 

Vous pouvez aisément l’imaginer, faire un tour du monde en stop avec le défi qui est le mien (boucler la grande boucle sans dépenser le moindre frais de transport) demande un grand nombre d’heures passées le pouce tendu au bord de la route, de kilomètres de marche et bien sûr beaucoup de patience, de pérseverance et de positivisme. Cependant, je n’aime pas parler de moments difficiles car ces moments difficiles ne sont en fait que des moments moins faciles pour moi. C’est une grande chance de pouvoir faire un tour du monde que malheureusement trop peu de gens ont.

 

Où est-ce que je loge ?

 

Mon statut de nomade fait que je loge dans toutes sortes d’endroits des plus horribles aux plus luxueux. Depuis mon arrivée aux Etats-Unis, outre les offres de logement faites via mon site Internet, j’utilise de temps en temps un site très pratique destiné à rassembler les voyageurs et les gens offrant un lit : www.hospitalityclub.org. L’idée est d’offrir un lit contre quelques bonnes histoires…Une belle initiative très bien organisée. Plus de 35.000 membres à travers le monde à ce jour. Il m’arrive aussi bien entendu de dormir parfois à la belle étoile…

 

 

J’espère que ces quelques précisions répondront aux nombreuses questions que je reçois.

 

Et pour 2005…

 

Comme je vous l’avais expliqué dans ma précédente newsletter, l’année 2005 sera différente des autres car elle sera rythmée par une tournée de conférences à travers les Etats-Unis et le Canada avec le triple objectif de partager mon aventure, de donner ma vision du monde en tentant de sensibiliser mes auditeurs à des problèmes trop souvent oubliés et de gagner un petit peu d’argent pour continuer à financer mon périple.

Ci-dessous, 2 photos prises lors de conférences données en Amérique latine :

Dans une école indigène en Equateur :

 

 

Dans une école au Pérou :

 

 

Je continuerai bien entendu à me déplacer en stop et le challenge de boucler la grande boucle sans dépenser le moindre frais de transport reste parfaitement d’actualité.

 

Au mois de Décembre 2005, je prévois d’arriver dans la ville de San Francisco d’où il me faudra trouver un ou plusieurs bateaux pour rejoindre l’Australie…Un challenge qui sera loin d’être évident…

 

Pour plus d’informations sur la tournée de conférences, cliquez ici : http://www.sekoyamag.com/nouveausite/SPIP/breve.php3 ?id_breve=270

 

Je tiens à profiter de cette newsletter pour vous souhaiter une excellente année 2005 en espérant que celle-ci voit la réalisation de tous vos rêves et objectifs mais surtout que tous les habitants de notre planète vivent en harmonie les uns avec les autres car cette année sera sans doute plus décisive que les autres à de nombreux niveaux…

 

Une pensée particulière va en ce début d’année aux victimes et familles des victimes du Tsunami en Asie du Sud-Est.

A bientôt

Ludo