z119. Costa Rica, « la Suisse de l’Amérique Centrale »

« Costa Rica ». Pas besoin d’avoir fait de longues études d’Espagnol pour pouvoir traduire « Côte riche ». L’origine de ce nom remonte au mois d’août 1502, date du 4ème et dernier voyage de Christophe Colomb sur le continent Américain. A ce moment, le découvreur de l’Amérique et son équipe rencontrent des indiens indigènes couverts d’or, ils en concluent que ce pays doit être bien plus riche que ses voisins. Ce pays deviendra, il est vrai, le pays le plus prospère d’Amérique Centrale.

 

« La Suisse de l’Amérique Centrale ». Ce terme souvent utilisé pour désigner ce pays doit être pris avec des pincettes. Certes, il ne fait pas l’ombre d’un doute que le Costa Rica est le pays qui se porte le mieux de l’isthme reliant l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud. Une répartition des terres faite de façon bien moins injuste que chez les voisins, un taux d’alphabétisation atteignant presque les 100% et un niveau d’éducation général bien plus élevé que d’autres pays d’Amérique Latine. A cela, ajoutons l’abolition de l’armée dès 1948 qui éloigna le risque de recours à la violence militaire à l’œuvre chez les voisins…

 

Pays le plus stable politiquement (avec élections démocratiques tenues depuis le XIXème siècle) et le plus sûr d’Amérique Latine, le Costa Rica reste cependant bien loin de la Suisse, ne vous y trompez pas. La pauvreté et le chômage existent bel et bien, l’état des routes et de nombreuses infrastructures est en général mauvais et la corruption sévit. Pour pouvoir le situer au niveau économique, son PIB/habitant (c’est à dire la richesse du pays ramenée au nombre d’habitants) est d’environ 4500 USD (2001), ce qui le place au 6ème rang de l’Amérique Latine (qui par ailleurs comprend Amérique du Sud et Centrale) après dans l’ordre : Argentine, Chili, Uruguay, Brésil et Colombie.

 

Sa comparaison avec la Suisse s’arrêtera donc au niveau de l’analphabétisme, de sa stabilité politique, du pacifisme en temps de guerre dans les pays voisins et éventuellement de ses hauts plateaux. L’important étant de garder en tête l’idée que ce pays a pu se développer correctement malgré les nombreuses révolutions et dictatures ayant fait souffrir le Panama, le Nicaragua, Honduras, El Salvador et le Guatemala. Je reviendrai sur ce sujet lors de mes passages dans les prochains pays d’Amérique Centrale, le Nicaragua en 1er lieu dans une dizaine de jours.

 

Visiter le Costa Rica a selon moi 2 intérêts majeurs : Le premier étant de pouvoir le comparer à ses voisins et de se rendre compte à quel point des pays sensiblement identiques aux niveaux richesses naturelles et paysages peuvent évoluer de façon tellement différentes (un chiffre pour illustrer : le niveau de pauvreté est de 23,5% au Costa Rica contre 75% au Nicaragua). La deuxième raison d’une visite ici est l’écotourisme qui constitue la rentrée d’argent numéro 1 pour le pays avant le commerce du café et de la banane. Une brève entière est destinée à ce type de tourisme qui attire chaque année plus d’un million d’étrangers venus en particulier des Etats-Unis.

 

Au niveau de l’auto-stop, il se passe ici sans aucun problème ni difficulté, les Costariciens (appelés aussi ticos) étant en général des gens adorables et la technique de la station-essence marche toujours aussi bien… »Pura vida ! » (expression incontournable au Costa Rica qui veut dire « tout va bien »).

 

A bientôt

 

PS : Un petit mot pour vous faire savoir que l’association « Maya solidarité » basée à Strasbourg mais apportant une aide humanitaire dans le Chiapas au sud du Mexique et au Guatemala (j’irai leur rendre visite dans les prochains mois et vous donnerai davantage d’informations sur leurs actions) organisera une soirée spéciale au club de la presse de Strasbourg (76 allée de la Robertsau) le vendredi 14 mai à partir de 19h30. Plus d’informations sur demande pour ceux qui souhaiteraient y participer.