z110. San Blas, Terre des Kunas

Scène de bateau-stop dans la marina de Cartagène avec Morten, skipper Norvégien du « Solid« , voilier de 9,2 mètres me permettant de rejoindre Panama. « Très bien, nous pouvons t’emmener à Panama mais nous avons prévu de faire une halte d’une semaine dans l’archipel de San Blas, ça ne te pose pas de problème ? » me demande Morten. La flexibilité au niveau du temps dont je dispose est un atout considérable et me permet de répondre par la positive à ce genre d’opportunités intéressantes. Mais qu’est-ce qu’est l’archipel de San Blas ? Pour être tout à fait honnête, je n’en avais jamais entendu parler et mon premier reflexe fut bien entendu de prendre une carte afin de pouvoir le situer.

 

La carte sortie et quelques renseignements pris, je peux maintenant vous dire que cet archipel fait partie de Panama et qu’il se trouve au-dessus de la forêt du Darien comme vous pourrez le voir sur la carte ci-dessous.

 

 

Les îles de San Blas, avant tout c’est un paradis, quelques photos vaudront bien mieux que de longs discours :

 

 

 

 

 

Les îles habitées sont assez fascinantes, les indiens Kunas vivent dans des huttes les unes à côté des autres, l’intérieur desquelles étant souvent complétement vide (voir photos ci-dessous). La production d’électricité repose sur des groupes électrogènes et seules quelques îles en disposent. Sur la photo ci-dessous, vous reconnaitrez les « Molas » (tissus) qui sont fabriqués par cette population indigène.

 

 

Une maison au bord de l’eau turquoise, il n’y a souvent que quelques hamacs à l’intérieur.

 

 

Cette population indigène est souvent considérée comme la plus indépendante d’Amérique Latine. En effet, j’ai appris que cette communauté est une région autonome de Panama et n’est qu’en partie soumise aux règles du pouvoir central de Panama. Contrairement à ce que j’aurais pensé les indiens Kunas sont bien organisés politiquement, ce qui est important pour une population d’à peu près 50.000 habitants. Parmi 365 îles, seulement quelques 50 sont habitées, le reste n’étant peuplées que par des cocotiers.

Ils vivent de la pêche, la récolte des noix de coco et la confection de molas , la traditionnelle culture des bananiers étant pratiquement disparue . Tout comme chez les communautés rencontrées dans les Andes Péruviennes, les récoltes sont ici aussi utilisées pour la consommation de la communauté.

 

Au niveau de mon expérience personnelle, je dois vous avouer que j’ai été un peu déçu de ne pas être autant en contact avec la population locale que je l’aurais souhaité. En effet, le fait d’être bateau-stoppeur sur un voilier suppose de suivre les volontés du skipper et sa volonté était de profiter davantage des cocotiers et des plages de sable blanc que de la population locale. Ainsi, mon contact avec les Kunas fut assez superficiel et je n’ai jamais vraiment pu avoir de discussion avec eux ni mieux connaître leur mode de vie. L’unique intérêt des Kunas envers moi était de vendre leur artisanat local. La principale langue parlée par cette communauté indienne est le Kuna dont je ne parle bien entendu pas le moindre mot, cela n’a bien évidemment pas facilité l’échange…

Avant de terminer, voici quelques photos prises de ces indiens Kunas, à noter qu’ils facturent en général 1 dollar par photo pour les touristes…

 

Une petite fille Kunas amusante et mignonne :

 

 

La même avec sa maman. A signaler que l’anneau que sa maman a dans le nez est une tradition Kunas. Chaque indien Kunas se fait mettre cet anneau au moment où elle devient femme, c’est à dire à sa première saignée. A ce moment, la tradition veut qu’une grande fête soit organisée dans le village.

 

 

Une autre femme Kunas avec sa petite fille dans un hamac.

 

 

Une femme Kunas venant rejoindre notre bateau à la rame pour vendre ses fameux « Molas », objets d’artisanat local. Les tissus décorés étant en général les plus vendus (assez cher par ailleurs).

 

 

 

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A bientôt