10. La Fin du Monde

Buenos dias para todos,

 

Lors de mon dernier envoi effectué depuis Rio de Janeiro, je vous faisais part de mon expérience d’auto-stoppeur sur les routes Brésiliennes et de ma future descente vers l’extrême sud avec en ligne de mire Ushuaïa, ville la plus australe du monde. Environ 2 mois plus tard, me voilà dans cette ville mythique communément appelée « La fin du monde »…Cette arrivée clôture ainsi la première grande étape de mon tour du monde en stop.

 

 

L’auto-stop jusqu’à Ushuaïa

 

Dans ma précedente newsletter, je vous expliquais que les principales difficultés du stop au Brésil furent le faible nombre de voitures parcourant de longues distances, l’interdiction des camionneurs de prendre des auto-stoppeurs et la peur certainement plus importante qu’en Europe d’être accompagné durant le trajet. Durant les quelques 8.000 Kms parcourus en stop pour arriver jusqu’à la province de la Terre de Feu, ces difficultés sont restées vraies et les périodes d’attente furent souvent assez longues notamment à partir de l’entrée en Patagonie, région sud de l’Argentine où le trafic est très faible (voitures effectuant de longs trajets quasi-inexistantes et une moyenne de 5 camions par heure). Cependant, l’attente n’est absolument pas un problème étant donné que je ne suis pas pressé.

Mon experience d’auto-stoppeur en Argentine m’aura aussi permis de battre mon record de distance avec une seule voiture : 1700 Kms.

 

Aurevoir le Brésil, bonjour l’Argentine

 

« Saudade ». Ce mot Portugais très souvent utilisé au Brésil n’a pas d’équivalence en Français. Pour le traduire, il faut mélanger un peu de nostalgie avec de la mélancolie et un rappel de bons souvenirs. Ce sentiment était un peu le mien après avoir quitté le Brésil, pays dans lequel j’ai passé 4 mois et dont je retiendrai avant tout l’allégresse et la joie de vivre de tout un peuple. Prochaine étape : L’Argentine (voir carte ci-dessous).

 

 

L’Argentine aujourd’hui : L’Argentine doit son nom aux premiers conquistadores espagnols. Lors des premières expéditions dans la région du Rio de la Plata, ils sont accueillis par des indigènes qui leur offrent des objets en argent, les conquistadores nommeront ce territoire selon le nom Latin « argentum ».

2nd plus grand pays d’Amérique du Sud (2 766 889 Km2 soit presque 6 fois la France) après le Brésil, l’Argentine est aujourd’hui peuplé d’environ 37 millions d’habitants dont 1/3 se situent dans la capitale Buenos Aires, jolie ville à l’allure très Européenne. Ses habitants sont à majorité descendants d’Italiens et d’Espagnols mais le nationalisme Argentin reste très fort.

 

Malheureusement, l’Argentine vit aujourd’hui la plus grave crise économique de son histoire, l’apogée de cette crise ayant été atteint au mois de décembre 2001 qui a conduit à la déstitution du président de la République et à une forte dévaluation de la monnaie locale (le Peso) faisant perdre beaucoup d’argent à de nombreuses familles qui luttent pour se relever.

 

L’exemple le plus frappant fût pour moi celui de Javier, ancien banquier, marié, père de 2 enfants et ancien locataire d’un appartement qui a perdu gros en très peu de temps « Ma banque a fait faillite à cause de la crise, j’ai ainsi perdu mon métier mais aussi quasiment toutes mes économies et je dois aujourd’hui vivre avec ma famille dans un garage…Grâce à Dieu, j’ai retrouvé un emploi de chauffeur car j’avais par chance mon permis poids lourd, ce n’est pas le cas de tous mes collègues… ». En le questionnant sur l’avenir de l’Argentine, il répond « Optimiste, je ne sais pas si je peux l’être mais j’ai bon espoir, nous avons de bonnes infrastructures et des gens intelligents dans ce pays, il nous faut surtout lutter contre la corruption »…

 

Pour en savoir plus sur mon experience en Argentine, cliquez ici : http://www.sekoyamag.com/nouveausite/SPIP/breve.php3 ?id_breve=97

 

Merveilles naturelles Argentines

 

L’Argentine dispose de nombreux trésors naturels. En cours de chemin, j’ai pu en visiter 2 d’entre eux faisant parties du patrmoine mondial de l’UNESCO. Magnifique.

Les chutes d’Iguaçu : « Poor Niagara » disait Roosevelt il y a quelques années, je ne peux que confirmer. Ce site naturel, qui est sans aucun doute l’un des plus impressionnant du monde, est dû à la rencontre de 2 fleuves, le fleuve Iguaçu qui après avoir parcouru 600 Kms se jette dans le fleuve Parana. Résultat de la rencontre : 275 chutes plus belles les unes que les autres. Certaines d’entre-elles sont petites, d’autres sont immenses et atteignent jusqu’à 90 mètres de hauteur avec des débits d’eau très impressionnants ! ! ! Ces chutes forment également la frontière naturelle entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay (qui n’a malheureusement pour lui aucune chute à son actif).

 

 

 

En savoir plus sur les chutes d’Iguaçu, cliquez ici : http://www.sekoyamag.com/nouveausite/SPIP/breve.php3 ?id_breve=92

 

Le Perito Moreno : Cet incroyable glacier situé en Patagonie pas loin du Chili est vraiment impressionnant. Plutôt que de faire de longs discours, appreciez plutôt le paysage :

 

 

 

Pour en savoir plus sur le Perito Moreno, cliquez ici : http://www.sekoyamag.com/nouveausite/SPIP/breve.php3 ?id_breve=99

 

Prochaines étapes

 

Afin de profiter de la ville du bout du monde et d’améliorer mon Espagnol, j’ai décidé de rester 3 à 4 semaines ici. Ainsi, de façon à ne pas toucher à mon budget très limité, j’ai cherché et trouvé un emploi de serveur dans un restaurant de fruits de mer.

 

Durant cette période, je tenterai (j’ai bien dit tenterai) une épreuve qui s’annonce bien difficile : Le bateau-stop pour me rendre sur le continent Antarctique. Ainsi, je proposerai aux armateurs mes services sur le bateau contre un trajet gratuit…A suivre, je suis conscient de la difficulté de l’entreprise mais « qui ne tente rien n’a rien »…

 

En savoir plus sur le bateau-stop pour l’Antarctique, cliquez ici : http://www.sekoyamag.com/nouveausite/SPIP/breve.php3 ?id_breve=102

La deuxième grande étape de mon tour du monde sera une remontée de plus de 20.000 Kms avec pour objectif la ville de San Francisco aux Etats-Unis d’où je retrouverai le bateau-stop pour une traversée du Pacifique qui sera sans aucun doute la partie la plus difficile de mon tour du monde. Nous n’en sommes pas encore là.

La prochaine newsletter qui sera envoyée à la fin de l’année fera un premier bilan après 1 an passé le pouce levé au bord des routes Européennes, Africaines et Sud-Américaines. Je répondrai aussi aux questions souvent posées (budget, médias, logement, nourriture, état d’esprit…).

Avant de vous laisser à vos occupations, je tiens à vous présenter mon nouvel ami rencontré lors de ma descente de la Patagonie à Punta Tombo, il mesure 45 centimétres. Je lui ai proposé de devenir mon compagnon de route, il a malheureusement refusé…

 

 

 

A très bientôt.

 

J’espère que vous allez toutes et tous bien.

 

Ludo