05. Moments de stop les plus marquants

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Ci-dessous, retrouvez les principales photos de stop de mon tour du monde avec quelques explications…

1) Le départ – 1er janvier 2003

C’est le 1er janvier 2003, date plus symbolique qu’autre chose, que débuta la réalisation de mon rêve : le tour du monde en stop. Mes amis passant nouvel an dans la station de ski de Val d’Isère dans les Alpes, je pris la décision que le coup d’envoi de mon aventure serait donné des montagnes françaises. Ce soir lá, il est 21h30 quand je dis au revoir à mes amis quelques jours apres avoir quitté ma famille et me retrouve seul, tout seul, laisse mes clefs, mon agenda, ma vie de sédentaire pour débuter une vie de nomade, sac a dos sur l’épaule, qui me ménera dans une cinquantaine de pays et qui me fera parcourir plus de 150.000 Kms pendant environ 5 ans…

Le défi lancé est de faire le tour du monde sans dépenser le moindre centime de transport (sauf transports urbains).

Est-ce vraiment sage ? Je n’en sais rien mais comme le disait Dominique Glocheux « La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit« 

Le 1er conducteur sera un Belge Wallon qui me parlera pendant 2 heures de la « gueguerre » Wallons/Flamands. Le tour a débuté, de nombreux autres conducteurs viendront s’ajouter a la liste…

La photo ci-dessous me montre le soir du 1er janvier sous la neige des Alpes a attendre la premiere voiture de mon tour du monde en stop. Il est alors environ 22h00 et il fait -5 degrés.

Mon sentiment à ce moment est difficile à exprimer, j’ai du mal à me rendre compte que je vais maintenant parcourir le globe et que je débute ce projet auquel je pense depuis si longtemps…

2) Traversée de l’Espagne

Après avoir descendu la France en passant par Saint-Etienne et Toulouse, j’attaque l’Espagne en suivant la côte. Ci-dessous, je fais face au froid de la Sierra Nevada, il fait alors -10 degrés et attends avec impatience qu’une voiture me prenne, objectif rejoindre progressivement l’Afrique.

3) Arrivée en Afrique

Après avoir traversé la mediterranée par le détroit de Gibraltar, j’arrive au port de Tanger et me lance dans une Afrique totalement inconnue où je découvre les joies de l’auto-stop à l’Africaine. L’auto-stop version Afrique diffère un peu de l’Europe car nombreux sont ceux qui souhaitent de l’argent contre le trajet. Mon défi étant de ne pas dépenser d’argent pour le transport, je dû refuser de monter dans plusieurs voitures pour cette raison.

Ci-dessous, photo du port de Tanger.

et en situation d’auto-stop au Maroc :

4) Traversée du Sahara

Si le stop s’était passé sans difficulté majeure jusqu’au sud du Maroc, la traversée du Sahara occidental était un défi d’un tout autre niveau. Très peu de trafic et aucune piste préétablie rendit les temps d’attente et les moments de marche souvent assez longs.

Je m’essaie également aux joies du dromadaire-stop :

Une fois arrivé en Mauritanie, je m’essaie aux joies de l’âne-stop :

Quelques jours après la traversée du Sahara occidental, il me faut rejoindre le Sénegal depuis la Mauritanie. Ce trajet fut l’un de mes plus difficiles étant très malade. Faire du stop

dans des contrées Africaines avec un mal de ventre et un besoin d’aller au toilettes toutes les 10 minutes fut tout sauf une partie de plaisir. J’essaie en général d’éviter de voyager quand je suis malade mais mon visa Mauritanien expirant, je n’avais pas le choix ce jour là.

Photo ci-dessous du poste de frontière Mauritanien :

5) Bateau-stop pour traverser l’Atlantique

Ma première expérience de bateau-stop aura été la plus longue et la plus difficile de mon tour du monde. Il m’aura fallu au total 2 mois avant de pouvoir rejoindre le Brésil que j’attendais tant. Entre les histoires de couples qui se déchirent (lire article en cliquant ici), l’interdiction des bateaux de marchandises de prendre des passagers ou le nombre de bateau très limité partant vers le pays de la samba, cette recherche de bateau aura testé ma patience et me persévérance. Plus de détails dans la galerie photos.

Photos ci-dessous lors de mes recherches de bateau de marchandises. Il me fallait passer de nombreux coups de télephone et écrire de nombreux emails.

Photos ci-dessous de recherche de bateau dans les îles Canaries.

6) Brésil, « Proibido carona »

Faire du stop au Brésil ne fut pas tous les jours faciles. C’est d’ailleurs dans ce pays que mon record de 28h d’attente fut battu. La première raison de ce record fut le très faible trafic mais le stop au Brésil s’est averé être un défi du fait d’une culture de la peur et de l’interdiction de la plupart des chauffeurs de camion de prendre quiconque à bord de leur engin. Le signe « Proibido carona » (interdit de prendre un auto-stoppeur ) a rendu ma tâche souvent compliquée dans ce pays.

Photo en situation de stop au Brésil :

7) Descente de l’Argentine en direction d’Ushuaia

Le stop en Argentine fut en général assez facile. C’est d’ailleurs dans ce pays que mon record de distance parcourue avec une voiture fût battu (1700 kms).

Photo ci-dessous à mon arrivée en Argentine :

8) Recherche de bateau pour me rendre en Antarctique

Me rendre en Antarctique en stop fut un objectif inavouable que je ne pensais jamais pouvoir réaliser. Et pourtant ! Après 6 semaines de recherche et quelques 200 emails envoyés, la succession de « NON » se transforma avec un « OUI » d’un armateur Argentin.

Photo ci-dessous lors de mes recherches de bateau :

avec un capitaine :

Photo ci-dessous envoyant de nombreux emails aux armateurs (les capitaines n’ont souvent pas le pouvoir de décision)

Photo ci-dessous de mon séjour en Antarctique :

9) Vent Patagonie

Le stop en Argentine ne fût en général pas trop difficile. Cependant, une fois sortie des axes routiers majeurs et allant vers la Patagonie, le trafic devient très faible et les conditions météo sont souvent extrêmes. Je me souviens notamment avoir attendu une dizaine d’heures l’arrivée d’un hypothétique moyen de transport au beau milieu de nulle part en Patagonie avec un vent très fort. Photo ci-dessous.

10) Traversée du désert d’Atacama

Photos ci-dessous prises lors de la traversée du désert d’Atacama au Chili :

11) Traversée du Pérou

Photos ci-dessous prises lors de la traversée du Pérou :

12) Traversée de l’Equateur

5 photos prises en Equateur :

 

13) Traversée de la Colombie

Traverser la Colombie en stop peut s’avérer être une expérience à risque. Tout s’est cependant très bien passé et les militaires m’ont beaucoup aidé. Ci-dessous, une photo lors d’un contrôle de routine.

14) Traversée Amérique Centrale

Le stop en Amérique Centrale marche en général assez bien. La technique de la station essence fut une nouvelle fois très effective.

Ci-dessous, quelques photos en situation de stop en Amérique Centrale :

Au Costa-Rica :

Au Nicaragua :

A El Salvador :

Au Mexique :

– Avec Militaires

– Péage

15) Interdiction de faire du stop aux Etats-Unis

« Il y a 30 ans, tout le monde faisait du stop mais aujourd’hui, c’est bien trop dangereux ». Ce discours, je l’ai entendu des centaines de fois lors de ma traversée des Etats-Unis en stop. Cette culture de la peur, couplée avec un individualisme grandissant et des interdictions de faire du stop à tout va (voir photos ci-dessous) ont rendu mon expérience de stop aux Etats-Unis plus difficile que ce que j’imaginais même s’il a tout de même fonctionné.

Ci-dessous, photos avec certains panneaux montrant l’interdiction de faire du stop. Les policiers se sont arrêtés une bonne dizaine de fois mais m’ont toujours laissé continuer mon aventure…

Je retiendrai notamment 2 moments qui furent particulièrement pénibles.

Le premier fut dans l’Etat d’Indiana où je me trouve au bord de la route pendant 14h à regarder les voitures passer rapidement devant moi sans qu’aucune de s’arrête. Une fois la nuit tombée, arrêter une voiture devient encore plus difficile. Pendant 1 heure, j’ai allumé mon portable de façon à pouvoir expliquer que je souhaitais rejoindre la station service suivante mais rien n’y a fait, j’ai passé la nuit à greloter et à regarder les voitures passer rapidement devant moi.

Le deuxième fut dans l’état de Floride. Je me retrouve au bord de la route et pas de chance, il commence à pleuvoir assez fort. Après 30 minutes sous la pluie sans protection, une personne s’arrête et me donne un parapluie « nous n’allons pas dans votre direction mais bon courage ». Une autre demi-heure plus tard, une autre personne s’arrêtera et me prendra. J’étais à ce moment trempé et cet homme cinquantenaire m’a rendu un bon service en me prenant. Voir des centaines de voitures passer sans s’arrêter m’aura fait sourire et rendu triste en même temps au fond de moi…

Photo ci-dessous prise une fois sec après que la voiture m’eut emmené :

Le stop dans le nord des Etats-Unis fut parfois très froid. Dans l’Etat de New York au mois de janvier 2005, je dois me rendre dans la ville d’Albany afin de donner une conférence. Je me réveille tôt le matin pour arriver à l’heure souhaitée. Le thérmomètre indique -29 degrés.

A l’opposée, il faisait environ 40 degrés lorsque j’ai pris la photo ci-dessous, c’était sur la route entre Las Vegas et Salt Lake city…

16) Nord du Canada

Faire du stop au Canada n’est en général pas trop difficile. Cependant, les conditions météo dans le grand nord du Québec ont rendu l’entreprise parfois très difficile, les températures allant jusqu’à -42 degrés. Photo ci-dessous.

17) Recherche de bateau pour traverser le Pacifique

Dans un tour du monde en stop, le plus difficile n’est pas de trouver des voitures mais de trouver des bateaux. Pour traverser l’océan Pacifique, mon objectif de départ était de trouver un bateau depuis les Etats-Unis pour rejoindre l’Australie. Malheureusement, la mauvaise saison a rendu cette option impossible et il m’a fallu redescendre près de 5000 kms par la route (toujours en stop bien sûr) pour rejoindre Panama et augmenter mes chances de trouver un bateau.

Ci-dessous, quelques photos prises lors de cette descente de plus de 5000 kms.

et au bord d’une route Mexicaine où j’ai passé la nuit :

Plus de détails sur la descente entre Mexico city et Panama city en cliquant ici.

1 mois de recherche aura finalement été nécessaire avant que je trouve Kevin, Néo-Zélandais prêt à partir pour rejoindre son pays. La traversée dura 3 mois et demi. Photo ci-dessous du bateau dans la marina de Colon à Panama où j’ai rencontré Kevin.

18) Recherche de bateau Nouvelle-Zélande – Australie

Une fois arrivée au pays des kiwis, il me fallait trouver un bateau me permettant de rejoindre l’Australie. Une fois de plus, la saison n’était pas la bonne pour moi et quasiment aucun voilier ne partait vers le pays des kangourous. Après 4 semaines de recherches intensives depuis la ville d’Auckland, j’ai finalement pu trouver un bateau de marchandises m’acceptant à bord. Le bateau ci-dessous :

 

19) Traversée de l’Australie

Le stop marche en général assez bien en Australie. Cependant, en dehors des sentiers battus dans l’Outback, les centaines de mouches venant s’installer sur votre visage, la chaleur et le peu de traffic peuvent rendre la pratique quelque peu plus difficile. Quelques photos ci-dessous prises au bord des routes Australiennes :

 

20) Recherche de bateau Australie-Indonésie

La dernière recherché de bateau mais pas la moindre. 6 semaines m’auront été nécessaires avant de trouver un bateau me permettant de rejoindre le continent Asiatique. Une fois de plus, mauvaise saison oblige, très peu de bateaux étaient sur le départ. Des annonces mises dans toutes les marinas, des démarches dans tous les sens avec toutes sortes de bateaux auront payé après 6 semaines de recherches intensives.

Photo d’un de mes documents dans une marina ci-dessous :

 

21) Traversée de l’Indonésie

Pour la première fois depuis le début de mon tour du monde, une véritable difficulté de langue se dresse devant moi. En cliquant ici, vous retrouverez davantage de détails sur mon éxperience d’auto-stop en Indonésie.

2 photos ci-dessous :

La première sur l’île de Florès où le trafic est en général assez faible.

Et la deuxième sur une route de l’île de Java avec mon maillot de l’équipe de France, mon équipe nationale étant en finale de la coupe du monde à ce moment là…

22) Traversée de l’Asie du Sud-Est

Afin de traverser l’Asie du Sud-Est en stop, il m’a fallu utiliser mes documents magiques comme sur les photos ci-dessous afin de me faire comprendre :

Ci-dessous, quelques photos prises en situation de stop aux 4 coins de l’Asie du Sud-Est :

En Thaïlande :

Au Laos :

Au Cambodge :

Au Viêt-nam :

23) Traversée de la Chine

Faire du stop en Chine fut en fait plus facile que ce que j’imaginais au départ. J’ai eu certes plusieurs difficultés à surmonter, quelques moments pas toujours évidents et quelques heures de marche mais je suis globalement heureux de voir que mon activité favorite marche très bien chez nos amis Chinois. En cliquant ici., vous retrouverez quelques-unes des difficultés qu’il m’a fallu surmonter.

Ci-dessous, une photo de mon document magique Chinois qui m’a beaucoup aidé.

…et une photo prise à un péage entre Nanjing et Shanghaï :

24) Stop Corée du Nord

Si le stop est impossible dans un pays au monde, c’est bien la Corée du Nord, pays le moins visité au monde et contrôlé d’une main de fer par le « Great leader » Kim-Jong-Il.

Je n’ai donc pas pu utiliser mon moyen de transport favori dans cette partie du monde mais je n’ai pas pu résister à la tentation de lever mon pouce au bord d’une route déserte entre Pyongyang et Kaesong à la frontière Sud-Coréenne.

Plus de détails sur mon séjour en Corée du Nord en cliquant ici.

25) Traversée du désert de Gobi en Mongolie

Peu de trafic, une température souvent en-deçà de -25 degrés, la traversée du désert de Gobi fut un challenge. Quelques photos ci-dessous.

Fin de la route, début du désert de Gobi.

J’attends une hypothétique voiture :

Retrouvez plus de details sur cette traversée en cliquant ici.

26) Traversée du Tibet

La traversée du Tibet fut sans doute le moment de stop le plus difficile sur terre et le plus stressant. Très peu de trafic, des points de contrôle à éviter partout, une température très fraîche, un permis nécessaire que je n’avais pas, des locaux voulant éviter les problèmes et ne souhaitant pas me prendre (compréhensible), ma traversée du Tibet fut superbe mais pas toujours évidente. 3 photos ci-dessous :

27) Tour de l’Inde

En Inde, ce n’est pas tant le stop lui-même qui fut difficile mais les grosses chaleurs. Dans les camions me prenant en stop, la température allait souvent au-delà des 50 degrés et j’ai perdu de ce fait entre 5 et 10 Kgs.

Ci-dessous, une photo d’une scène fréquente en Inde. On se protège comme on peut de la chaleur…

28) Traversée des zones tribales du Pakistan et Afghanistan

Les zones tribales Pakistanaises et l’Afghanistan sont des zones particulièrement à risque. Un garde du corps était obligatoire pour ma traversée de la zone tribale du NWFP. Pour l’Afghanistan, je n’ai pas souhaité me retrouver au bord des routes le pouce tendu, j’ai donc fait du « stop organisé » cherchant un conducteur avant de quitter la ville allant directement jusqu’à la ville suivante. Ci-dessous, une photo de stop avec mon garde du corps.

29) Traversée du Tadjikistan, de l’Ouzbekistan et du Turkménistan

Une fois sorti de l’Afghanistan, je peux souffler. Le risque d’enlèvement a quasiment disparu. La traversée rapide de 3 pays de l’ex-union soviétique se passe sans trop de problème mis à part le fait que le trafic est très limité notamment dans les montagnes Tadjiks. Photo ci-dessous…

Photo ci-dessous de locaux Tadjiks lisant mon document magique :

30) Traversée Iran

Photos ci-dessous prise à la sortie de Teheran direction Tabriz puis la Turquie…

31) Traversée Turquie

Presque arrivé en Europe, je traverse toute la Turquie en stop. La pratique du stop est assez facile dans ce pays. Photo ci-dessous :

Dur dur le stop…

32) Retour en France

La dernière, la boucle est bouclée :

Ci-dessous, une photo reprenant plusieurs situations de stop.